WWE à Bercy - Interview du Big Show

A l’occasion de la venue de la WWE à Bercy le 22 Avril, Krinein s’est rendu sur place pour couvrir la soirée mais aussi pour interroger un catcheur bien connu des amateurs, The Big Show. Interview.

Krinein : D'où vous est venue votre envie de devenir catcheur ?

Big Show : Je pense qu'une des raisons qui m'ont poussé à devenir un catcheur est que j'ai toujours été un fan. J'adorais étant enfant. J'ai eu la chance, après avoir fait un peu de Basket, de chercher ma voie pour trouver ce que je voulais faire de ma vie. J'ai eu l'opportunité de rencontrer des personnes sympas qui ont changé ma vie pour le meilleur. Je pense que tout vient du fait que j'étais un fan et que j'ai eu courage de monter sur le ring et d'y tenter ma chance pour y devenir une superstar.

 

K : D'où vient votre surnom ?

BS : The Big Show ? Je n'en ai aucune idée, ça vient de Vince [McMahon, président de la WWE]. Vince m'a croisé un jour et m'a dit : « Comment va le Big Show ? ». Et là je me dis, c'est qui le Big Show ? C'est moi ? Je suis le Big Show ? Je dois avouer qu'au début je n'aimais pas trop ce surnom mais au fil des ans, je m'y suis fait. Je suis le Big Show, je suis le Show donc on vous appelle d'une certaine façon pendant assez longtemps et ça finit par devenir votre identité.

 

K : Quelle est la plus grande différence pour vous quand vous tournez en Europe, comme en ce moment, par rapport aux tournées Raw et Smackdown aux Etats-Unis ?

BS : La plus grande différence pour moi c'est pendant les trajets. Aux Etats-Unis, j'ai mon propre bus avec mon lit, ma douche, internet, la télé, c'est beaucoup plus confortable. Par ici, on fait des longs vols dans des petites places, on roule dans des bus d'équipes de foot avec des petites places, on a des petites chambres d'hôtel avec des petites douches, des petites toilettes, DES PETITES PERSONNES ! [Rires] Non, je plaisante. On a un emploi du temps beaucoup plus chargé, parce qu'on essaie de voir tellement de gens en très peu de temps, c'est une tournée assez intense. La plupart des gars commencent à être fatigués mais on a la chance d'être ici, à Paris, donc on aura un bon public qui nous poussera à donner le meilleur de nous-mêmes. Quand on a un bon public derrière nous, on veut lui montrer qu'on est là et qu'on en veut.


En mauvause posture, le Big Show a su se relever et infliger la correction qu'ils méritent à ces morveux.

 

 

K : Vous êtes dans la WWE depuis 17 ans, quel est le secret de votre longévité ?

BS : Je vais vous donner la même réponse que je donne aux débutants quand ils me demandent comment j'ai fait pour rester aussi longtemps dans la WWE : ma versatilité et la confiance. Ce sont les deux éléments principaux dont vous avez besoin pour faire une belle carrière. Il faut être versatile et que l'on vous fasse confiance. Et c'est pareil dans n'importe quel travail. Si votre employeur a besoin que vous fassiez quelque chose, il a besoin de savoir qu'il peut compter sur vous pour faire le travail qu'il vous confie. Et je pense que c'est mon plus grand avantage, j'ai toujours eu une bonne attitude et j'aime l'entertainment. J'ai aussi eu la chance de croiser des personnes cools. Bon, parfois j'ai envie de trainer l'équipe dehors et de les frapper à grands coups de bâton, mais à côté de ça, ils ont réussi à créer un programme exceptionnel doublé d'un show réussi.

 

K : Comment faites-vous pour rester en forme ? Avez-vous un programme particulier ?

BS : Rester en forme, c'est nouveau pour moi. J'ai perdu beaucoup de poids récemment, je pesais 250kg et maintenant je tourne plus autour des 210kg et ça continue à baisser. Même si après ce voyage avec tout le pain, les quiches, le fromage, je risque de repartir à la hausse. Mais la nourriture est bonne alors il faut se faire plaisir ! Pour rester en forme, il faut que je reste en mouvement. Je n'ai plus les genoux de mes 20 ans donc je trouve d'autre moyen de m'exercer sans forcer sur mes articulations. Que ce soit en m'entrainant, en nageant, en faisant du vélo, ou quoi que ce soit d'autre, je reste en mouvement.

 

K : Avez-vous un ennemi juré à l'écran ?

BS : Un ennemi juré ? Non, je ne pense pas en ce moment. Je suis rendu à un point dans ma carrière où je ne me fais plus d'ennemis ou de rivaux. Ça fait longtemps que je suis là, j'ai gagné ma place et je me suis battu pour la garder, et maintenant j'ai le droit de m'amuser. Je peux sortir et faire des grands sourires, aller à la rencontre des fans, et servir de mentor aux petits nouveaux dans le ring. Mais si je devais dire que j'ai un ennemi, ça serait probablement les Social Outcasts, je m'amuse bien avec eux. Mais je n'ai plus trop d'ennemis, je vais bien.

 

K : Vous parliez du basket précédemment, pratiquez-vous un sport ? Est-ce que vous supportez certaines équipes sportives ?              

BS : Oh non, je ne vais pas pratiquer d'autre sport que la retraite, ça me fera du bien. Quant aux équipes que je supporte, je n'ai pas vraiment l'occasion de suivre des matches comme certains autres catcheurs qui suivent de manière passionnée leurs équipes. J'ai toujours préféré pratiquer plutôt que regarder. Donc j'aime me trouver au milieu de l'action. Mais si je suis à la maison, j'irais peut-être regarder les matches de l'université de Miami, où j'habite, pour rester à jour et voir comment ils se débrouillent. J'ai aussi été à l'université de Wichita State donc je suis un peu cette équipe aussi. J'aime bien aussi les Yankees, je me suis bien amusé avec les Texas Rangers à Wrestlemania donc je vais les suivre désormais. Je pense que j'apprécie toutes les formes de sport, de dépassement de soi et pour atteindre un niveau professionnel, il faut parfois faire des sacrifices pour y arriver. Et cela va pour n'importe quel sport, qu'il s'agisse du Bowling ou lancer une balle de Baseball à 100km/h, il faut être très bon pour arriver au sommet du sport professionnel donc j'ai énormément de respect pour tous ceux qui y arrivent. Je pense que le sport qu'il me faut maintenant se joue avec une canne à pêche au bord d'un cours d'eau à l'ombre des arbres …

 

K : Préférez-vous être dans l'équipe Babyface [les gentils] ou l'équipe Heel [les méchants] de la WWE ?

BS : J'aime bien être un Heel car cela me permet d'affronter des bons combattants parmi les Babyface. Je pense qu'être un Babyface, surtout quand cela fait aussi longtemps que moi qu'on est dans la WWE, est plus facile qu'être un Heel. Ça ne me dérange pas car les gens sont contents de me voir, ils ont parfois grandi avec moi et ils me connaissent. Et c'est aussi plus facile pour moi de sourire et de leur faire coucou. Je peux donner certaines opportunités aux Heels les plus jeunes, leur apprendre le timing, à être agressif, à faire attention à ce qui les entoure, et tout ce qui s'apprend avec le temps. Peut-être qu'être un Heel me permettra d'avoir un rôle de bad guy au cinéma, ça serait marrant.

A propos de l'auteur

Métalleux confirmé // PlayStation lover // Bouffeur de manga // Cinéphile mais pas zoophile // Codeur professionnel // Lecteur électronique et câlineur de chatons since 1987.

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