7/10

True Blood - Saison 1

Sortie en DVD le 25 novembre dernier, la série True Blood nous présente son univers anti-Twilight à travers une mode vampirique des plus persistantes.

Une nana fondamentalement cucul, télépathe à ses heures, tombe amoureuse d'un vampire dont l'esprit lui reste fermé. Ces quelques mots vous disent probablement quelque chose, en admettant que l'on en intervertissent quelques uns, difficile de passer au travers de l'ouragan Twilight sans en garder quelques séquelles. Les deux sagas ont également en commun le fait d'être d‘abord nés sur papier pour ensuite avoir été transposés sur écran (petit ou grand), même si l'on peut penser que la présente série a bénéficié de la mode vampires initiée par les films de la saga de Stephenie Meyer. Pourtant, il est bon de savoir que La Communauté du Sud (l'origine de True Blood) a précédé Twilight de quelques années, et qu'on ne peut donc pas évoquer le terme "plagiat" sans se faire rire au nez. Et surtout, si quelques traits de caractère sont semblables, True Blood a d'autres aspirations beaucoup moins vertueuses.

Tout se passe en Louisiane, dans une petite ville prénommée Bon Temps. Les vampires existent et ne se cachent plus, calmés par le Tru Blood, une boisson synthétique permettant de remplacer le sang humain. Plusieurs jeunes filles sont retrouvées assassinées soir après soir, et toutes semblent avoir un lien avec Jason (Ryan Kwanten). Dans ce contexte bouleversé, sa télépathe de sœur Sookie (Anna Paquin) s'éprend d'un vampire nommé Bill (Stephen Moyer).


Malgré ce synopsis aussi bien tourné vers l'intrigue amoureuse que vers l'intrigue "policière", le cœur de True Blood n'y est pourtant pas entièrement voué. L'intérêt principal de la série réside dans l'approche sociologique qu'elle fait de la relation entre humain et vampires, s'axant sur leurs différences et leurs oppositions. Les habitants de Louisiane sont des gens simples, attachés à leurs us et coutumes, extraits de l'Amérique profonde, et doivent maintenant faire face à un nouveau type de danger : le changement. Et à travers lui, la peur de la différence, le racisme, le rejet, l'extrémisme, avec toutes les dérives que cela peut entraîner. Beaucoup de thèmes sont brassés sur cette autoroute intellectuelle, souvent  peu développés et primaires, mais qui ont le mérite de faire évoluer le mythe du vampire. Mythe qui est d'ailleurs plus ou moins respecté, puisque le vampire craindra l'argent et le soleil.

Le problème, puisqu'il y en a un, vient du fait que l'on a du mal à s'intéresser à la série, malgré la touche fantastique qui au final reste bien en retrait. Rien que l'interprète principale donne envie de lui taper trois fois la tête sur un bureau, et de nombreux moments de la série tournent à vide. Au moins, certains acteurs secondaires sortent du lot et donneront un peu d'ambiguïté à une série qui en manque parfois, et qui pourra de temps en temps prêter à sourire avec ses quelques effets pas très réussis.


Le générique pose d'emblée une ambiance malsaine presque angoissante, qui montre bien que la série ne compte pas marcher sur les plates-bandes de Twilight. True Blood se dote d'un côté trash, aussi bien sexuel que violent, bien loin des aspirations idylliques de son célèbre cousin cinématographique. Les vampires évoqués n'ont rien de la classe vampirique d'un rejeton Cullen, ils affichent un côté bestial, sombre, bien loin de cette image trop propre sur eux que se dotent les protagonistes de Twilight. La série n'est donc pas à mettre devant n'importe quelles paires d'yeux, surtout que le sexe peut être considéré comme un des moteurs de la série, exposé à travers de nombreuses scènes un peu crues. Des passages parfois gratuits, mais qui semblent donner du rythme à une série mollassonne dans son propos.

Une approche plus lubrique de la relation vampires / humains, et un penchant plus noir des buveurs de sang, voilà ce qu'est True Blood. Si son univers est globalement assez intéressant, son rythme en dents de scie et son propos un peu faiblard peinent à intéresser la masse, surtout que celle-ci devra bien être consciente du caractère trash de la série. Dans l'ensemble, les bases pourront probablement servir à développer une intrigue plus intéressante dans les saisons à venir.

A découvrir

Chuck - Saison 2

Partager cet article

A propos de l'auteur

11 commentaires

  • Anonyme

    23/01/2009 à 19h27

    Répondre

    Pas mal du tout, comme série


    Ma critique complète ici :

    http://cinemariole.blogs.allocine.fr/ci ... _good_.htm

  • Anonyme

    31/03/2009 à 16h15

    Répondre

    Pas du tout d'accord, True Blood est plus interessant que cela, enfin j'ai pas envie de m'étaler mais la série d'alan Ball n'est pas supérieur à Six feet under mais ça reste une version plus passionante sur le thème du vampirisme que le pathétique Twilight ...

  • Veterini

    04/04/2009 à 10h25

    Répondre

    Déjà ; Ce qui peut mettre la puce à l’oreille que True Blood  ça n’allait pas être Six Feet Under, c’est qu’il s’agit d’une adaptation d'une série de romans paru chez Harlequin ; collection "Amour & mystère".



    Harlequin, amour et mystère, en gros ça résume tout. Une cruche est amoureuse d’un beau vampire mystérieux et poseur et voilà. A coté de ça on un Folklore de pacotille mal goupillé, des vampires organisés en société secrète gothico-Teen, des télépathes et un autre truc bizarre sans que rien ne soit expliquée, ni ne semble vraiment relié.


    Il y a quand même des choses biens, le climat de la Louisiane assez poisseuse, ses flics débiles, et ses racistes (il y a même une légère métaphore entre l’homosexualité et le vampirisme ;enfin légère, on a un « God hates Fangs » dans le générique quoi.) Après on est vraiment à l’extrême limite du cliché.  

    C’est pas immonde, mais c’est assez nul quand même.



    21/100

  • Anonyme

    06/04/2009 à 12h13

    Répondre

    Tout à fait d'accord avec le poulet.


    Cette série, c'est un navet qui, avec un peu de temps et de chance, se transformera peut être en nanar.


    Dans le genre indéniablement nanar, il y a le final de la saison 1, les dernières secondes du dernier épisode qui font exploser le ridiculomètre : les deux héroïnes-nunuches hurlent de terreur avec une crédibilité telle qu'on croirait les observer dans le concours de celle qui crie le plus fort.

  • Anonyme

    12/07/2009 à 21h27

    Répondre

    La meilleure série de 2008

  • Anonyme

    28/08/2009 à 19h24

    Répondre

    Une horreur


    On ne peut accrocher à rien, tout est trop vulgaire, pathétique, sans aucune sensibilité. Je m'étais dit au premier épisode qu'il fallait peut-être un temps d'adaptation,mais non pour moi cette série n'a aucun interêt, plus que ça elle me dégoute c'est pour dire

  • Anonyme

    09/12/2009 à 01h35

    Répondre

    bonjour,


    j'aimerais savoir ou ont pourais regarder l'épisode 1 sur internet......

  • Anonyme

    22/12/2009 à 20h13

    Répondre

    La meilleure série depuis des années, tout y est, l'ambiance, des personnages haut en couleur, un ton très original, des bonnes lignes de dialogue.


    C'est la rencontre entre buffy et twin peaks par un allan ball décomplexé qui se lache totalement.


    Le succès de true blood  n'est pas volé et ne repose pas sur des pisseuses en fleur émoustillées par des mannequins torse nu comme twilight. 

  • Anonyme

    22/04/2010 à 21h04

    Répondre

    JADOOOREEE

  • Lestat

    26/04/2010 à 19h27

    Répondre

    L'univers est intéressant, le générique démoule...mais alors qu'est ce que l'héroine est niaise ! J'avais pas vu ça depuis 7 à la Maison.

  • Anonyme

    04/09/2010 à 18h03

    Répondre

    j'adore cette serie elle est vraimen tro bien 10 foi mieux que ce navet de twilight ou il ni a pa damour . mwa je di bravo o acteur et a alan ball

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Krinein Médias, ou comment parler des séries TV, qu'elles soient américaines, françaises ou d'ailleurs, avec une certaine intelligence (rien que ça). Mais la critique touche aussi les émissions de la télévision, les magazines, la radio...

Rubriques