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Private Practice - Saison 1

Créée par Shonda Rhimes, la mère de Grey's AnatomyPrivate Practice offre à peu près le même cocktail qui a fait le succès des histoires du Seattle Grace Hospital, avec cependant moins d’opérations et plus de délires.

Spin-off du succès international Grey's Anatomy, Private Practice propose de suivre la nouvelle vie à Los Angeles du docteur Addison Montgomery (Kate Walsh). Le programme est diffusé depuis le 26 septembre 2007 sur ABC, après un brillant pilote de présentation inclus dans la saison 3 de Grey's Anatomy. Créée par la prolifique et talentueuse Shonda Rhimes, la série offre à peu près le même cocktail qui a fait le succès des histoires du Seattle Grace Hospital, avec cependant moins d'opérations et plus de délires. Les excès caractériels des personnages entraînent des relations amoureuses compulsives qui amènent souvent des rires chez le téléspectateur. Une formule parfaite pour le distraire activement et lui apporter une positivité réconfortante.

L'hystérie règne

Le casting de la série
Le casting de la série
Dans la cité des anges, la richesse se montre ouvertement, surtout dans la clinique spécialisée où Addison exerce désormais. Dans cet endroit rempli de caractères bien trempés, c'est donc l'hystérie qui règne. L'héroïne principale est le personnage le plus déjanté. Elle est nerveuse, obnubilée par un manque de sexe et une attirance physique évidente avec un collègue. Elle aussi aussi en perpétuelle désillusion par rapport à ses espoirs de mariage, d'engagement amoureux, de maternité et de réussite professionnelle. Sur ce chemin comportemental et spirituel peu banal, Addison est suivie d'une belle panoplie de protagonistes si farfelus et dérangés qu'ils sont tantôt pathétiques, tantôt rigolos ; tout le temps paradoxaux. La palme d'or de la versatilité est incontestablement remportée par le docteur Violet Turner (Amy Brenneman), une psychologue qui donne des conseils à des individus malgré le fait qu'elle est elle-même en proie à des remords amoureux récurrents et affligeants.
Le côté social (et/ou extraordinaire) des patients est beaucoup plus secondaire et moins réussi que dans Grey's Anatomy, certainement parce que la série a dès le début montré son intention de centrer ses forces sur la bande des huit personnages principaux. C'est évidemment les interactions entre eux qui font battre le cœur du show. Ceci en mélangeant ruptures regrettées, attirances frustrées, fantasmes tus, amours inavoués et espoirs idylliques. Ces caractéristiques sociologiques sont soutenues par un casting très « série » : Taye Diggs de Day Break, Paul Adelstein de Prison Break, Amy Brenneman d'Amy, Chris Lowell de Veronica Mars, Tim Daly de The Nine, etc.

Avec en moyenne entre 12 et 14 millions de téléspectateurs aux Etats-Unis, la série a obtenu, le 19 octobre dernier, le feu vert pour porter à 22 le nombre d'épisodes de la première saison. Néanmoins, la grève des scénaristes va certainement changer la donne.

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2 commentaires

  • Sylvain

    17/08/2011 à 12h34

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    C'est la série la plus nulle du moment, non ?http://television.krinein.com/priva ... -6912.html

  • naweug

    17/08/2011 à 14h00

    Répondre

    "Spin-off du succès international Grey's Anatomy" : déjà, rien qu'en lisant le début de l'article, je sais que je ne le lirai pas en entier, ni ne regarderai aucun épisode de cette série.

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