8/10

Que penser du premier épisode de Fear the Walking Dead ?

Les zombies sont partout depuis une bonne décennie. Et ce n'est pas près de s'arrêter avec Fear the walking dead.

Parfois les séries qui marchent bien ont le droit à l'ultime consécration : une série dérivée qu'on appelle désormais un spin-off, les anglicismes se multipliant plus vite que les petits pains. The walking dead étant une des séries les plus suivies malgré son lot de scènes gores et de niaiseries rick-and-lori-ennes, elle se devait d'avoir sa dérivée : voici donc venir Fear the walking dead qui se déroule au tout début de l'épidémie (sans doute pendant que Rick était dans le coltard à l'hosto) à l'autre bout des États-Unis, à Los Angeles.

Famille à problèmes

Exit donc Rick, Lori, Glenn et consorts et place, en tout cas pour ce premier épisode – on connaît la propension des personnages principaux à mourir dans la série originale – à Nick, Alicia, Travis et Madison, la bande de quatre qui semble devoir représenter le noyau dur des personnages. Enfin bande de quatre, c'est un peu vite dit puisqu'il s'agit d'une famille recomposée qui a, il faut bien un sujet à suivre en dehors des attaques de zombies, un tas de problèmes à gérer. Rien de bien neuf sous le soleil dans cette approche qui semble d'emblée poser Fear the walking dead dans un univers plus mature (si l'on peut dire) que celui de The walking dead, même si, bizarrement, il n'y a aucun personnage qui a des problèmes d'alcool (on n'est pas dans The strain, que diable !). Cela arrivera probablement d'ici les prochaines saisons.


Un papa, une maman, un garçon, une fille, un camion, la vie, la vraie

 

Sombre L.A.

Ce côté sombre est magnifié dès la première scène par la vue d'un squat dans une église abandonnée qui prend le contre-pied de l'église pimpante du Père Gabriel et est plus proche finalement de l'univers d'un Silent hill (on a les références que l'on peut). Les murs sont taggués, les bancs gisent renversés et la croix est sur le point de s'effondrer. Même s'il faut reconnaître que cette scène ne correspond pas vraiment à l'ensemble de l'épisode, elle a le mérite d'exister et de faire croire à une autre approche du monde sous l'invasion des zombies. Peut-être est-ce l'intérêt d'avoir déplacé l'intrigue à Los Angeles, une ville qui convoque dans l'imaginaire collectif guerre des gangs et drogue, sans doute plus qu'Atlanta assez absente du paysage audiovisuel.

Prémices de l'apocalypse

En parlant de zombies, la principale remarque qui vient après la vision de ce fameux premier épisode est qu'il y a bien peu de zombies, trois en tout et pour tout, dont un seul vraiment visible en gros plan. Il faut dire que l'on est vraiment au début de l'invasion et qu'au lieu des attaques par vagues d'une multitude de zombies inarrêtables, on découvre au contraire avec les héros les premiers représentants de l'espèce. Ce qui permet entre autres d'éviter les classiques subterfuges pour propulser les personnages principaux au milieu de l'invasion zombie (avec le classique hôpital de 28 jours plus tard par exemple, oui ce sont des infectés, on sait, on sait).


Bon Rick et les zombies, vous êtes bien gentils mais vous n'avez rien à faire ici

 

Johnny Depp contre les zombies

Mais l'intérêt principal de ce premier épisode réside dans le personnage de Nick, joué par Franck Dillane. Dégingandé et silhouette longiligne, cheveux mi-longs et assez crados, paumé et claudiquant, Nick rappelle les différentes interprétations de Johnny Depp, en particulier celle d'Edward aux Mains d'Argent. Même si pour l'instant, on ne sait pas vraiment comment va évoluer ce personnage dans un monde qui se remplira rapidement de zombies, on ressent une certaine sympathie pour ce loser à moitié clochard. On espère juste qu'il ne terminera pas en guerrier badass.

Efficace sans pour autant balancer du zombies à tout va, ce premier épisode de Fear the walking dead s'éloigne de la série originale avec une certaine réussite. Sans compter qu'il est plaisant de retrouver les lieux désormais habituels de Los Angeles (ah le fleuve bétonné répondant au nom de Los Angeles !). On attend de voir la suite !

A propos de l'auteur

Intéressé par beaucoup trop de sujets, nazonfly est en charge de la partie Musique Krinein depuis quelques années. Ce qui ne l'empêche pas de visiter les territoires des livres, du cinéma, des médias et même de sciences et tech.

2 commentaires

  • Anonyme

    28/08/2015 à 21h16

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    c'est une daube ce pilote.

  • Islara

    01/09/2015 à 20h19

    Répondre

    Ah les séries dérivées, c'est un vrai piège, mais un piège délicieux. Mais bon, on va déjà finir The Walking Dead d'abord.
    Sans parler du jeu vidéo, qui était déjà une belle consécration. ^^

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