8/10

Nip/Tuck - Saison 5

- Mon amour, tu veux un nouveau nez pour Noël ?
- Oh oui merci, comme tu es chou !
- On en profitera pour te rajouter un ou deux bonnets, remonter les fesses, raffermir les abdos...

Après une trop longue attente, nous nous retrouvons à nouveau entre de bonnes mains pour une nouvelle saison de Nip/Tuck. De douces mains, légèrement marquées par l'âge de leurs propriétaires, mais qui abordent non sans difficulté ce terrible processus qui amène le changement dans leur vie. Ils doivent alors à nouveau Anna Lynne Monroe ?
Anna Lynne Monroe ?
prouver leurs talents, et trouver leurs places dans un monde où la jeunesse et la beauté sont les seuls noyaux constructifs.

Nos deux chirurgiens esthétiques ont pris un nouveau départ dans la ville des anges. Qui dit nouveau départ dit tout à refaire, nouvelle vie, clientèle à conquérir et des excès en perspective. Un nouveau départ aussi pour la série qui courait dangereusement vers la non-originalité et fantaisie perdue ? Oui, il faut croire !

Nous revoilà en terrain sans limites et pourtant tout à fait limité : peu d‘ouverture sur l‘extérieur, contrairement au paysage vendu par le visuel. On assiste à un huis clos où Sean et Christian se prennent eux-mêmes à des jeux auxquels ils n'avaient encore jamais joués. Julia réapparait sous un autre jour, au cœur d'un trio amoureux (Christian, Sean, Olivia) et surtout au cœur d'un complot hystérique (la fille d'Olivia) qui lui fera presque perdre la vie. Sean paraît de plus en plus sinistre, tentant tant bien que mal de faire face à une triste fatalité, il en vient parfois à dépasser la trash-attitude et le côté sombre de son associé. C‘est une vraie décadence des personnages qui jusque là restaient les plus « innocents » .

Un début remarquable et remarqué qui peut nous rassurer quant à l'avenir de la série, contrairement à l'essoufflement de la saison passée, qui nous laissait quelques questions sur les lèvres : que vont-ils nous trouver ? Vont-ils aller plus loin ? Malheureusement, pour le savoir, il va falloir attendre. Vous l'aurez sans doute remarqué, la cinquième saison s'est écoulée bien vite sur M6, pour laisser place à la première que beaucoup d'entres nous connaissent presque, si ce n'est complètement, par cœur.

Dolly était une réussite à coté des nouveaux clonés.
Les soeurs encore trop peu connues de Dolly.
Les scénaristes ne semblent plus vouloir tenter le coup de l'histoire à long terme, mais plutôt prendre un train à grande vitesse vers la folie, et c'est loin de nous déplaire. Même s'il faut s'avouer par moment l'inquiétude face  à notre reflet dans l'écran, souriant  devant d'horribles (voire dégradants) évènements.

Les épisodes se suivent et ne se ressemblent pas hormis sur un point : nous surprendre à chaque seconde. Pas le droit au repos, tout peut basculer d'un simple claquement de doigt. Des thèmes importants sont vite abordés : homosexualité, drogue, anorexie, maladie mentale, solitude, âge, real TV, entrecoupés d'anecdotes sexuelles et déviantes, qui font la force de la série. Le suspense reste présent tout au long de la saison grâce à de mini-histoires dramatiques, particulièrement prenantes, touchant chaque personnage.

C'est la bouche un peu haletante, et les mains moites que nous nous asseyons, épuisés, excités, à la fin de cette saison... A peine aurons-nous fermé les yeux pendant une seconde d'inattention, que l'impression d'entendre la violente bande son de John Zorn, dans Funny Games, nous force à ouvrir les paupières, pour nous découvrir dans un fauteuil en cuir, entourée de plantes vertes...

"Mais dites-moi, qu'est-ce que vous n'aimez pas chez vous ?"

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Fugueuses

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4 commentaires

  • Anonyme

    09/05/2008 à 12h04

    Répondre

    Et ben cette saison là, on l'attend avec impatience !!

  • Anonyme

    13/11/2008 à 20h34

    Répondre

    Z'ai pas aimé ! Trop décadent, trop excessif, trop racoleur, trop invraisemblable... Et pourtant j'étais une fan de la première heure. Julia en lesbienne décharnée, Matt en papa éplorée dans les bras de son infirmière défigurée, et cette pauvre petite Annie en apprentie boulimique... c'est trop !!!!

  • gyzmo

    13/11/2008 à 20h56

    Répondre

    Argfthouileoar !


    Bon.


    Oké.


    Alors...


    Comment dire...


    Je suis très friand de Nip/Tuck, depuis que je suis tout petit (n'importe quoi, je sais ), j'avais pas trop mal digéré la troisième saison - laquelle était trop n'importe quoi pour moi. Pis avec le second souffle de la quatrième, je me suis dis que la suite serait grandiose. Heu... Je n'ai pas accroché aux prémisses de cette dernière saison et j'ai lâché prise en plein vol (après 5 ou 6 épisodes, je crois). Les clichés de Hollywood, la TV reality, tout ça. Pas top. Mais ce qui m'a surtout repoussé est la dominance d'élèments scatologiques qui donnent à la série - excusez-moi d'avance pour cette association de mots que, je suis sûr, vous sentez venir à des kilomêtres en vous - une odeur d'oeuf pourri. Mais sérieux, entre la cagagne de l'horreur dans le jaccuzi, le sociopathe du toucher rectal et les sodomies à gogo, les scénaristes ont surement fait un stage forcé chez Cauet pour avoir un taux d'inspiration paradoxalement aussi peu lubrifié !


    Du coup, en lisant la critique de Luz, j'ai la désagréable impression d'avoir été trop coincé des fesses pour aller au-delà de ma phobie du <pléonasme> caca pas net </> et profiter de l'univers si malsain de nip/tuck. Je vais d'ailleurs sans doute donner une seconde chance à cette saison.


     

  • Bzhnono

    14/11/2008 à 10h12

    Répondre

    J'avais bien aimé les 4 premières saisons (encore que les saisons 3 et 4 étaient un peu limites). Par contre cette saison 5, quelle mer**.


    Tout ce qui faisait Nip/Tuck est éxagéré. C'était limite malsain, ça l'est totalement devenu, les persos étaient caricaturaux, juste ce qu'il faut pour y croire, là c'est pire que caricatural (surtout Olivia et sa fille). Les histoires sont devenus vraiment pas crédible.


    Les scénars sont devenus du gros nawak (non, mais l'histoire de l'agent de Sean, c'est vraiment n'importe quoi). Des personnages sympas disparaissent en deux secondes (Gina pour ne pas la citer.


     


    D'ailleurs j'ai trouvé ça tellement à chier comme saison que je ne suis pas allé au bout. Ce qui est rare, en général je vais toujours au bout de la saison que je regarde.


    L'année dernière j'ai arrêté, successivement, Nip/Tuck, Prison Break et Heros. Une année 2008 trèèèèèèèèèèès mauvaise et déceventes pour certaines séries.

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