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NCIS enquêtes spéciales - Saison 4

Toujours aussi bons, les épisodes de NCIS se succèdent avec le même plaisir, même si la nouveauté est loin d'être au rendez-vous. L'équipe de Gibbs est néanmoins toujours aussi alerte, aussi efficace, et aussi drôle.

Toujours aussi suivie en France, la série perd sensiblement quelques points d'audience aux Etats-Unis avec cette saison. Rien de bien révélateur, puisque la quatrième année de NCIS persiste à utiliser les filons des trois premières, tout en continuant de mettre l'accent sur ses personnages.

NCIS continue donc sur sa lancée. La série offre toujours son gros lot d'enquêtes de qualité, cherche à s'écarter de ce qu'elle a déjà fait précédemment, quitte à parfois s'éloigner de son domaine d'activité (la Marine, son univers impitoyable). Ce n'est peut-être qu'une impression, mais la complexité des intrigues a été un peu revue à la hausse, et il n'est pas rare de subir un décrochement entraînant la non compréhension des ficelles de l'enquête. Rien de bien décourageant néanmoins, NCIS gagne toujours le plus gros de son capital de sympathie par ses personnages et les relations qu'ils tissent entre eux. Pas d'évolution de ce côté-là, Zyva et Tony continuent de s'envoyer des piques à longueur de journée, McGee est le bouc émissaire de service, Abby et Ducky apportent sans relâche de l'eau au moulin des investigations, et Jenny Shepard intervient de temps en temps pour « gronder » ses agents un peu facétieux.
Ce qui change par rapport à la saison 3, c'est la présence de dossiers annexes étalés sur plusieurs épisodes, ressemblant à s'y méprendre à une sorte de fil conducteur sibyllin. D'un côté, la directrice du NCIS Jennifer Shepard passe ses journées à regarder des photos d'un marchand d'armes appelé « la Grenouille » (en français dans le texte), quitte à en devenir aigrie et inconsciente - quelques épisodes s'y attarderont très largement ; d'un autre, Tony se trouve une ravissante petite amie qui semble lui suggérer quelques sentiments - éléments de romance développés dans quasiment chacun des épisodes, une exposition que l'on pourra trouver étrange quand on connaît le rapport à la sentimentalité de NCIS, mais qui trouve bien sa place dans la saison. Tony n'est pas le seul à se transformer. McGee gagne quelques points d'intérêts en devenant, outre son statut d'agent spécial, un romancier à succès. Ce qui lui vaudra évidemment quelques joyeux quolibets de ses collègues, et même un épisode entier centré sur son roman.

Comme prévu, cette saison 4 ne diffère pas grandement de la précédente, si ce n'est par la présence de deux fils conducteurs (la grenouille et la relation de Tony) qui apporte un peu d'homogénéité à cette succession d'enquêtes. Pas grand chose à dire de plus sur ce coffret, ceux qui regardent avec plaisir un épisode de NCIS n'y trouveront rien à redire.


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1 commentaires

  • Anonyme

    08/07/2010 à 18h53

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    La saison 4 est comme la saison 3 est super . Les épisodes sont drôles.

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