7/10

NCIS enquêtes spéciales - Saison 2

Une seconde saison à l'identique de la première, avec toutefois le renforcement de l'équipe par McGee et un dénouement saisissant.

Puisque la recette fonctionne, autant ne pas la changer, NCIS revient en affichant exactement le même casting - à ceci près que le sympathique personnage de Timothy McGee (campé par Sean Murray) devient un membre principal de l'équipe de Gibbs. Une légère modification sans trop de conséquences puisque « le bleu » en faisait déjà plus ou moins partie intégrante dans la deuxième partie de la première saison, et qu'il était déjà la cible de toutes les blagues douteuses de Tony DiNozzo. Ce dernier s'en donnera à cœur joie dans cette saison, et il n'est pas rare de rire aux dépens du pauvre McGee. Le reste de la toile est similaire à la saison précédente : Tony et Caitlin se vannent sans s'interrompre, Ducky parle aux cadavres tout en formant son apprenti Jimmy Palmer, Abigail n'en finit pas de faire n'importe quoi et de boire son soda gigantesque, et Gibbs râle un peu contre tout le monde. En définitive, on pourrait considérer la saison 1 comme un immense pilote où la série se cherche et teste des petites choses, pour finalement appliquer les plus performantes dans la saison 2 : c'est ainsi que Gérald se voit remplacé définitivement par Jimmy, et que McGee s'intègre au casting principal.


Pareillement, NCIS continue à exploiter son sujet sans véritablement afficher de redites, même si l'on peut s'étonner que les quartiers-maîtres soient l'espèce militaire la plus touchée par les crimes de la Navy. Pas de fil conducteur cette fois-ci, l'équipe de Gibbs enchaîne les missions sans trouver de lien entre elles, alors que les personnages transporteront certains sujets communs d'un épisode à l'autre (notamment une affaire de photos impliquant Tony et Caitlin). Les meilleurs épisodes sont évidemment ceux qui sortent de l'ordinaire, et la saison ne sera pas avare sur ce point. Le NCIS subira notamment une attaque bactériologique (E22 - Le Baiser du tueur), sera confronté aux (soi-disant) enlèvements extraterrestres (E03 - Aux Frontières du réel), et mènera des opérations sous couverture (E10 - Enchaînés). Les intrigues nous perdent parfois dans les méandres de scénarios souvent complexes, recherchant le twist à tout prix, mais parviennent à conserver un intérêt constant tout le long de l'épisode.
La série introduit également dans cette saison sa marque de fabrique, positionnée entre chaque coupure d'épisode - celles-ci correspondant aux pubs américaines le découpant pendant la diffusion télévisuelle : une image, brève et en noir et blanc, capturée juste avant la prochaine coupure à venir.
Ce n'est pas une façon de spolier, surtout que la plupart n'apporte rien, mais incite tout de même le spectateur à continuer son visionnage jusqu'au bout. Il suffit de voir Tony DiNozzo à terre, inconscient, dans une image de ce type pour automatiquement avoir envie de   découvrir les évènements amenant à ce résultat. Un procédé utilisé à son paroxysme dans le dernier épisode (E23 - In Extremis).
Si vous lisez le pitch de cet épisode derrière la jaquette du DVD, on vous l'annoncera de but en blanc : un membre du NCIS va mourir. Un début de spoil, certes, mais l'épisode joue là-dessus pour mettre la pression sur toute la longueur, mettant en danger chaque membre de l'équipe de Gibbs à tour de rôle. Bien sûr, ceux qui ont vu la saison 3 ou une des suivantes savent probablement ce qui va réellement se passer, mais on en vient rapidement à douter de la véracité du résumé. Mourir, pas mourir ? Le suspense est présent jusqu'à la dernière seconde, pour finalement retentir dans un dénouement coup de poing, donnant à la saison un season finale beaucoup plus respectable que dans la première saison, malgré un épisode un peu en demi-teinte.

Lancée sur les bonnes bases de la première saison, cette seconde salve d'épisodes disposent des mêmes attraits, et donc se suit avec grand plaisir. La titularisation de McGee est un petit plus tout à fait délectable qui augmente de quelques points le capital sympathie de l'équipe de Gibbs. Quant aux dernières secondes de la saison, d'une rare violence psychologique, elle offre un season finale de bonne tenue et une bonne entrée en matière pour la troisième année de la série.

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