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Masters of Horror - Saison 2 (Episode 10 : Péchés de jeunesse)

Au chocolat pour les gars, à la vanille pour les filles, au sang pour les glands

Dans la famille Masters of Horror, on s'interroge parfois sur la légitimité du Master de la semaine. Ici, Tom Holland. Le titre est-il usurpé ? Pas vraiment : outre le premier Chucky (Jeu d'enfants, 1988) qui justifierait à lui seul la place du réalisateur au panthéon des auteurs de classiques, on recense dans sa filmographie Vampire vous avez dit vampire, le téléfilm à rallonge Les Langoliers, et trois épisodes des Contes de la crypte. Miam, on pouvait donc espérer un épisode de bonne tenue. Malheureusement, Holland a décidé que les sentiers battus étaient assez bons pour lui, et qu'il n'était pas nécessaire de se sortir les doigts du fondement pour apporter sa pierre à l'édifice de la série...

Layne (Lee Tergesen) revient dans la petite ville de son enfance avec femme et enfants. C'est le moment que choisissent ses anciens copains pour clamser, ou plutôt pour disparaître, ne laissant derrière aux que leurs vêtements et une traînée de glace... Y aurait-il un rapport avec le marchand de glaces déguisé en clown (William Forsythe) qui officiait dans la ville trente ans plus tôt ?..

Faut pas déclowner avec William Forsythe
Faut pas déclowner avec William Forsythe
Le film d'horreur, aussi codifié soit-il, ne souffre pas l'abus de clichés. Ici, on nous sert en vrac : le clown démoniaque (cliché ultime, d'autant qu'il est désormais impossible de ne pas comparer ledit clown à celui de l'insurpassable ça de Stephen King), le groupe d'amis qui doit affronter le fantôme de sa jeunesse (bing, encore une louche de ça), la ritournelle enfantine inquiétante (« I scream, you scream, we all scream for ice cream », irrésistiblement similaire à la « chanson de Freddy » associée aux Griffes de la nuit), et le principe du châtiment infligé systématiquement à une petite troupe de pécheurs. Les éléments qui ne relèvent pas du cliché ne sont pas les bienvenus pour autant : pour être honnête, on a déjà vu une arme plus terrifiante qu'une glace (quoique certains parfums m'aient déjà personnellement collé les miquettes).

L'épisode n'est pas un complet naufrage pour autant, grâce en partie à une réalisation maîtrisée (on nage dans le déjà-vu mais l'histoire se suit sans déplaisir), et surtout grâce à la présence du trop rare Lee Tergesen (Chet dans Code Lisa, Tobias Beecher dans Oz). Disons que par rapport aux efforts de ses compères, l'épisode de Tom Holland brille par sa paresse, un comble pour un réalisateur qui n'était pas sorti de sa tanière depuis dix ans. Et s'il y retournait, après tout ?..

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2 commentaires

  • Vincent.L

    13/09/2007 à 00h47

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    Je suis dac avec rif, notamment pour la note. C'est vrai qu'il est pas terrible mais la saison 2 est tellement moins bonne que la 1 que cet épisode fait partie des meilleurs (c'est dire). Seul l'épisode de Clive Barker et celui de Landis sont vraiment biens (celui de Carpenter est gerbant, dans tous les sens du terme, sans parler de la plupart des autres qui ne méritent rien du tout).

  • Anonyme

    18/11/2007 à 23h24

    Répondre

    C'est vrai, il est vraiment nul à en faire caca dans tous les coins cette épisode, mais perso j'ai adoré l'épiisode de Brad Anderson(un son qui déchire)et la guerre des sexes(de Joe Dante) est pas mal du tout non plus.

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