7/10

Lost - Saison 2

La saison 2 de Lost vient de s'achever sur la chaîne américaine ABC. Cette deuxième saison de vingt-quatre épisodes est celle de toutes les surprises. La première, après une poignée d'épisodes ébouriffants en début de saison, est de constater que les scénaristes sont capables de s'égarer extrêmement loin dans leurs histoires, allant ainsi jusqu'à décevoir un certain nombre de leurs spectateurs pendant plus de dix épisodes. La seconde est de se surprendre à commencer à détester systématiquement les scènes de flash-backs. La troisième est de s'apercevoir qu'en fin de saison, le « bébé » de J.J. Abrams, Damon Lindelof et Jeffrey Lieber se termine en fanfare, dans un intérêt mystérieux rarement atteint par la série.

Solution de facilité ou ambition démesurée, le rajout d'une bonne dizaine de personnages est à double tranchant. D'un côté, cela permet un renouveau scénaristique et d'un autre, le spectateur est trimbalé dans une profusion d'histoires plus ou moins pertinentes. Certains personnages de la première saison, tels Charlie, Claire et Shannon, sont clairement laissés en arrière et affichent une utilité plus qu'incertaine. Autre contrepartie de ces choix d'écriture, les héros (Jack, Kate, Locke, Sawyer et Sayid) sont omniprésents. Ceux qui ont déjà éprouvé des difficultés avec l'héroïque Jack l'auront ici en horreur. Bonne surprise, la personne d'Hurley gagne en puissance. En décalage avec les autres, il apporte humour et douceur.
Contrairement à la première saison, la seconde propose plusieurs flash-backs pour certains personnages principaux. Sans surprise, ceux de Jack, Hurley, Locke et Sawyer sont les plus riches en découvertes et attraits pour la trame principale. Ceux de Jin et Sun n'apportent plus aucun charme. Autre élément nouveau, le ridicule fait une apparition remarquée dans cette deuxième saison de Lost. En tête, Michael et son obsession pour son fils Walt. Pour rire, on pourrait s'amuser à compter le nombre de fois dans la saison où il répète les phrases «rendez-moi mon fils !» et «je veux mon fils !». La saison a ici trouvé son gag à répétition.
Cette saison voit aussi l'arrivée d'un personnage insupportable, Ana-Lucia Cortez, interprété par Michelle Rodriguez. Bornée, violente et remplie d'expressions faciales prétentieuses, elle irrite au plus haut point. Les autres nouveaux personnages, Mr. Eko et Libby, fournissent leur lot d'étrangetés qui s'additionnent avec l'extravagance des vies de l'ensemble.

Que l'on se rassure, si la deuxième saison de Lost se perd pendant une bonne moitié de ses épisodes dans des histoires franchement lentes qui multiplient à l'infini les pistes d'explication de l'île et des "autres", la fin de saison est un délice de réussite. Avec un grand talent, les scénaristes jouent avec nos nerfs, proposent des renseignements qui instaurent des doutes et mettent en scène des surprises très bien pensées. Malins, les scénaristes explorent, sans jamais les achever, des chemins d'éclaircissement que le spectateur lambda a pu avoir à l'esprit au cour de ses visionnages d'épisodes : l'expérience militaro scientifique, la folie générale, la mort, le mystique complet... Comme dans la première saison, aucune réponse n'est vraiment apportée. Le spectateur, s'il a des éléments pour se triturer les méninges, reste dans le trouble. Et c'est bien là que réside la force de la série. Le spectateur se pose constamment des questions, ressent de la haine pour certains personnages, s'attache à d'autres, pense tout savoir sur l'île puis ne plus rien savoir du tout sur quoi que ce soit. Superbe individu perturbant, l'inquiétant Henry Gale n'est pas pour rien dans la qualité de la fin de saison. Il est un paroxysme de contradictions riches en interrogations. Plus choquante, la saison 2 de Lost est sans pitié pour ses personnages. S'attacher à un individu est souvent synonyme de grosse stupéfaction quant à son sort.

Lost sera de retour dès la rentrée sur ABC pour une troisième saison qui s'annonce déjà apocalyptique. La série reviendra pour sept épisodes dès septembre, puis fera un arrêt jusqu'à fin janvier 2007, afin de pouvoir continuer avec une diffusion continue d'environ 15 épisodes jusqu'en mai. Les producteurs exécutifs et scénaristes de la série ont déclaré qu'ils étaient très impatients de pouvoir réaliser cette troisième saison autour de cette nouvelle grille de diffusion, qui leur permettra selon eux, de «vraiment bien gérer le déroulement temporel de l'histoire». Désormais, la vraie question est : combien de temps les scénaristes et producteurs de la série vont-ils pouvoir tenir les spectateurs en haleine ? Avec les gros temps morts montrés en début de saison 2, on ne peut encore que répéter qu'il ne faudrait pas dépasser les trois saisons. L'argent en décidera sûrement autrement...

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A propos de l'auteur

36 commentaires

  • Selena

    31/07/2005 à 12h52

    Répondre

    Petit spoiler sur le rôle de Michelle Rodriguez (ne pas lire la suite si vous voulez préserver un peu de suspense):.
    Michelle Rodriguez est Ana-Lucia Cortez, passagère du vol 815 Oceanic Airlines (déjà apparue en flash back dans la saison 1)...

  • Vincent.L

    03/08/2005 à 13h49

    Répondre

    C'est ta news en elle-même qui spoile Ceux qui n'ont pas vu le dernier épisode de la saison 1 ne sont pas censés savoir à 100% que l'île est habitée

  • Selena

    03/08/2005 à 14h17

    Répondre

    Ben si! A l'heure actuelle des diffusions de TF1, tout le laisse à penser

  • Lestat

    03/08/2005 à 14h24

    Répondre

    "Nous ne sommes pas seul sur cette île"

    - Locke, samedi dernier.

  • Vincent.L

    03/08/2005 à 18h28

    Répondre

    Comme c'est Locke c'est pour ça que j'ai pas dit à 100% sur Moi après j'ai vu la première saison entière donc je sais qu'elle est "habitée"

  • kou4k

    03/08/2005 à 18h34

    Répondre

    de toute maniere, avec...l'ancien soldat irakien...(trou de mémoire .moi et les noms!) qui est retenu par la femme, et le kidnapping par le "faux passager", tout ceux qui ont vu quelques épisodes sont au courant.
    rhaaaa c'est dingue comment j'ai jamais pu retenir la plupart des noms !

  • Veterini

    03/08/2005 à 18h40

    Répondre

    kou4k a dit :
    tout ceux qui ont vu quelques épisodes sont au courant.


    Je croyais pourtant qu'on apprenait l'existence du poulet géant qu'a la fin !

    Sinon c'est Saïd qu'il s'appelle. C'est "marrant" d'ailleurs en Vf il a plus du tout d'accent.

  • Vincent.L

    03/08/2005 à 18h40

    Répondre

    oui mais on pouvait penser que c'était des fantômes
    Après tout désolé je regarde pas sur TF1 ce que j'ai déjà vu en VO (beurk la VF)

  • Djak

    03/08/2005 à 20h18

    Répondre

    Selon Télé Deux semaines,
    Samuel L. Jackson intégrera le casting de la saison 02 pour jouer le mari de Rose qui ne serait apperement pas mort

  • aurelie2

    12/08/2005 à 14h49

    Répondre

    la saison 2 commence quands sur RTL-TVI ?
    en septembre,octobre,...,???

    aurelie

  • Djak

    12/08/2005 à 15h02

    Répondre

    vue que le season premiere de la saison 02 commence que le 21 septembre (ou dans ces eaux la ) aux usa il ne sera pas avant quelques temps sur RTL TVI

  • aurelie2

    12/08/2005 à 15h10

    Répondre

    sur lost-fance.com ils ont ecrit de info sur lost difussé le 25/07/2005,
    en dissan que lost recommence a la rentrée dans 2 mois?
    es vrai tout ca ?



    aurelie

  • Djak

    12/08/2005 à 15h22

    Répondre

    c'est exactement ce que je vient de te dire, Lost reprend aux alentour du 21 septembre

  • belletoile

    22/08/2005 à 12h57

    Répondre

    Beaucoup d'infos sur la saison 2 ici :
    http://www.ecranlarge.com/dossier-133.php

  • Djak

    27/08/2005 à 13h16

    Répondre

    Après Michelle Rodriguez et Adewale Akinnuoye-Agbaje, Cynthia Watros qui a déjà gagné un Emmy pour son rôle dans le soap Guiding Light (où elle jouait une folle) va rejoindre le cast de Lost

  • Selena

    29/08/2005 à 15h42

    Répondre

    Moi je dis que c'est Kate qui a ENFIN trouvé l'interrupteur...n'est ce pas une lumineuse idée ?

  • Anonyme

    29/08/2005 à 18h16

    Répondre

    En fait, en regardant les trailers, je finis par me dire que Lost aurait peut être mérité d'être un film plutôt qu'une série, même dû-ce t'il durer 3 heures...

  • JC

    30/08/2005 à 00h40

    Répondre

    Bon j'le dis pas souvent mais vivement la rentrée...

    Raa cet art du teasing, ce site chiadé, ces polar bears, cette Evangeline Lilly, ce 4 815 16 23 42, j'ai hâte.

    Khelaar a dit :
    En fait, en regardant les trailers, je finis par me dire que Lost aurait peut être mérité d'être un film plutôt qu'une série, même dû-ce t'il durer 3 heures...


    Je ne pense pas, ou alors un film en 25 parties de 45 minutes chacune. Lost s'exprime vraiment sur la longueur, en développant les personnages par leurs flashbacks, en laissant apparaître des indices ténus sur leurs liens, en proposant des références perpétuelles à cette séries de chiffres qui rend dingue. Définitivement le format série sied pour moi parfaitement à Lost.

  • Gaia

    02/06/2006 à 13h56

    Répondre

    J'ai effectivement moi aussi hâte de savoir comment ils font pour ne pas finir par tourner en rond sur leur île. Mais où vont-ils encore trouver des idées pour faire une troisième saison ???

    Zdenek, tu n'oublieras pas de me prêter les DVD...

  • Choucroot

    02/06/2006 à 14h19

    Répondre

    Apres une saison 1 simpas, mais tournant souvent au ridicule avec ses interminables "plan Lost" (musique nian nian, feux de camp reunissant une bande d' apotres... yeah comme au club med version biblique) et certains personnages parfois peu charismatiques, je me suis lancé dans la saison 2 sans grandes attentes.
    Erreur !
    Cette saison 2 est aussi passionnante qu' explosive ! L' histoire se concentre sur les mysteres posés dans la premiere saison, ainsi que sur les personnages les plus interessants. Les scenaristes parviennent a imposer un certain surnaturel et mysticisme, tout en gardant les pieds sur terre et en concervant une grande cohérence.
    La nouvelle dose de flashback ( pas si redoutée que ca, il y en a de tres bon encore une fois ) en remet une couche sur les personnages, leurs passé (leur relation pre-crash ?), transformant des situations a priori sans importance en veritables enigmes dont les seuls indices sont des haussement de sourcils.
    On va de rebondissement en rebondissement, et chaque fin d' épisode, si elle n' est pas suivie de l' épisode suivant, se voit imanquablement terminée en "haaa mais c' est parce que.. mais non, et si... et machin qu' est ce que... RHaaaaaaaaa ".

    Bref, un excelent divertissement, bien au dessus d' une certaine saison 5 d' un jack bauer radotant

  • gyzmo

    10/06/2006 à 17h52

    Répondre

    pendant les 8 premiers épisodes.
    pour les 6 suivants.
    jusqu'au 20ième.
    pour le reste.

    Ca part en sucette. On rajoute des persos, on multiplie les pistes, on oublie de revenir réellement sur des élèments importants. J'ai la curieuse impression que toute cette expérience est un formidable et habile coup de bluff qui avance à taton. J'avais beaucoup aimé la première saison - même pour ses innombrables invraisemblances (car elle donnait envie d'en savoir plus), mais là, les scénaristes nous perdent dans la jungle, s'amusent à placer des petits sentiers de cailloux un peu partout, en font des tonnes dans le pessimisme et le mystère, trop, ça atteint même par moment le sommet de la redite et c'est lassant :


    - Vous n'aviez pas bien compris l'effet KissCool de l'île sur ses habitants via l'expérience de Locke (formidable 4ième épisode de la Saison 1) ? Ben avec les couples Jin/Sun, puis Rose/son mari, on remet le couvert, histoire de clairement faire passer le message... sans pour autant donner de nouvelles pistes sur les raisons de cet effet KissCool.

    - Vous avez trouvé les "apparitions" des mystèrieux gardiens de l'île assez renversantes ? Et bien rassurez-vous (ou pas), l'une d'elles est de retour, de manière encore plus explicite, dans UN SEUL EPISODE^^ Evidemment, on reste toujours sans réponses, ni indices quant à leur origine ou fonction précise. A se foutre du monde...

    - Une trappe, c'est bien, deux ou trois de plus, c'est encore mieux pour compliquer les choses. Ah mais y'a quand même de bonnes choses à apprendre sur les parties souteraines de l'île, c'est vrai, je suis un peu dur là. Et c'est bien agencé (avec plein de revirement de situtation) mais ça reste toujours improbable.

    - [i]Walt ! Where is my son ? Walt ??? Where's my SON ? WALT !!! Moi je n'ai pas trouvé le personnage de Michael ridicule. Je pense que lorsqu'on se fait kidnapper un gamin, y'a de quoi péter un cable... ce qui est très bien développé dans cette saison. Donc, non, ce n'est pas comique, c'est vraiment tragique et les derniers épisodes sont (trop) chargés de ce côté-là.

    - Violenter des inconnus puis les chouchouter, prêcher la bonne parole puis donner une grand coup de tronche, construire une église puis l'abandonner pour un bouton d'ordinateur... J'ai jamais vu un personnage aussi peu maîtrisé et doté d'un caractère aussi indéfini. Je parle de ce M. Eko, l'improbabilité incarné. Faux prêtre/pêcheur, faux méchant/gentil, faux paisible/impulsif... LE vrai esclave d'un scénario qui balade ses personnages dans le nawak et tente de rassembler des pièces éparses, laissées un peu au hasard à droite et à gauche (sans trop d'explications, prisons défintionnelles et meilleures ennemis de l'improvisation^^). Il incarne à lui tout seul la brutalité avec laquelle les scénaristes manipules le caractère indécis d'un personnage pour le modeler à la convenance de leur histoire, faussement décise.

    - Les Autres... Sans doute la meilleure piste pour souligner le total foutage de gueule de Lost Saison 2. Ethan, le kidnappeur brutal de Claire et Cahrlie, surhomme capable de porter sur son dos deux corps (mais oui, mais oui^^) et devenant dans la saison 2 le bon docteur, attentionné et aimable. Le vilain Barbu, kidnappeur de Walt (Where is my son ? Walt ??? Where's my SON ? WALT !!![/i] hihi), devenant patriarche (sans sa barbe, quelle barbe) d'une communauté qui fait passer des tests à ses "kidnappés"... Pour quoi faire d'ailleurs ? On en sait rien, tiens (evidemment). Apparemment, toute l'île est un nid de cobayes où voyeurisme et études psychologiques sont au programme. Et en passant, autre grosse incohérence : Ana Lucia se débarrasse d'un des Autres (et pas le moins costaud) en trois mouvements mais face au maigrichon Henry Gale, elle n'arrive même pas à placer un coup de genou bien placé entre les jambes pour se défendre ? Tiens, tiens... Carrément ridicule.


    Je m'arrête là parce que la saison 2 est bourrée d'invraisemblances et de tentatives maladroites de rattrapage pour tenter de recomposer un puzzle qui, à mon humble avis, est loin d'avoir trouvé sa dominance de couleurs. Si la réalisation est toujours aussi excellente (c'est indéniable, en restant à une lecture simple, on ne s'ennuie pas trop), les histoires s'allourdissent, ne décollent que vers les derniers épisodes - et encore, c'est assez nawakien. Lost est comme un entonnoir... inversé. Au lieu d'accumuler les indices pour nous conduire vers une ou deux pistes, l'effet est inverse : on nous donne une piste qui amène à encore plus de questionnements, lesquels conduisent vers d'autres pistes, soit oubliées, soit décuplées, et ainsi de suite. Et j'ai bien peur que dans l'imaginaire des téléspectateurs, à force d'avoir exploré les différentes pistes permettant de mettre un fin mot à cette histoire, ils auront envisager les meilleures possibilités et par conséquent, seront forcément un peu (voire beaucoup) déçus par le véritable fin mot envisagé (ou pas) par les scénaristes. Mais ça, j'en suis sûr, on ne le saura pas avant que l'audiance de la série n'en décide autrement, l'objectif premier de cette aventure étant de maintenir le mystère au plus haut niveau, brouiller un max les pistes, maintenir en éveil la curiosité... comme le ferait un Sawyer, personnage passé maître en manipulation.

    Tout cela est pour l'instant très très artificiel avec beaucoup d'esbroufes qui serviront - à n'en pas douter, à faire les nouvelles pistes et énigmes de la prochaine saison. Histoire sans fin. Cette saison 3 confirmera sans doute mon opinion, si toutefois je suis dans le vrai (ce qui est loin d'être une évidence... diantre, on se croierait dans Lost là^^).

  • JC

    10/06/2006 à 19h16

    Répondre

    Je suis plutôt d'accord avec gyzmo, c'est très "nawakien". Certains épisodes sont désespérement creux à l'instar de certains personnages. Lost gagnerait plus à avoir un format de 12 épisodes par saison qui éviterait les égarements narratifs.

    Sinon, j'avoue que l'intro du premier ep est démente.

    on croit que c'est un flashback puis, bim, non

    La fin est également dingue.

    Desmond Hume, la statue à six orteils, l'intrigue concernant le bien-fondé de l'appui de bouton, l'échange, puis la première scène hors île qui n'est pas un flashback. Très bon.

    Malheureusement, on ne rattrappe tous ses défauts avec un joli épilogue... 6,5 pour moi voire 7, le demi-point pour le double finale.

  • gyzmo

    10/06/2006 à 19h31

    Répondre

    Oui, la série aurait mérité d'être condensée en 12 épisodes (dès le départ en fait), pour réellement rester ingurgitable (car y'a vraiment trop de choses qui fusent dans tous les sens... pour rien).

    Et sur ce point :

    la statue à six orteils

    Ca coïncide un peu avec ma petite crainte : introduire des élèments un peu "à part" (et effectivement assez renversant, j'ai bien aimé...) qui épaississent le mystère et offrent surtout aux scénaristes une pièce à utiliser ultérieurement pour broder dans l'invraisemblance. Ils accumulent trop d'infos, ils touchent trop d'univers différents pour que l'ensemble soit vraiment cohérent... pour le moment. Mais je ne vois pas comment ils vont retomber sur leurs pattes avec toutes ces pistes laissées en chantier. La cohésion de tout ceci risque de prendre beaucoup de temps... ou de donner une bouillie indigeste. Wait'n See^^.

    ps : pas plus de 6.5/10 pour cette saison en ce qui me concerne.

  • JC

    10/06/2006 à 19h50

    Répondre

    Le bouillon de culture lostien m'a fait me méprendre, c'est bien :

    4 orteils pour la statue

    Message pour les gens d'ABC, pas plus de trois saisons merci.

    Et surtout pas de jumeaux maléfiques comme le laisserait entendre le roman spin-off Bad Twin censé avoir été écrit par un passager du vol 815

  • tyler

    11/06/2006 à 01h26

    Répondre

    J'ai l'impression que Lost est le genre de serie ou il faut pas rater un episode si on veut tout comprendre ?

  • Djak

    11/06/2006 à 01h51

    Répondre

    sisi t'inquiete il se passe peu de chose par episodes donc tu peux en rater faut juste pas zapper les episodes clés

    Quand je pense que la saison 03 va tourner autour des romances des personages en grande partie je

  • tyler

    11/06/2006 à 01h59

    Répondre

    Alors justement, j'ai entendu dire qu'en fait l'histoire de Lost serait en fait une BD qu'un gamin est en train de lire. Donc toute l'histoire se passe dans la tete du bambin

    Vous qui suivez ca parce que j'ai pas suivi tout Lost , qu'en pensez vous ?

  • gyzmo

    11/06/2006 à 02h29

    Répondre

    La BD de Walt est un comic style Marvel, or, sur l'île, il n'y a que des blaireaux (à part un ours polaire, mais ça, c'est un des effets KissKool de l'île). Même jack, c'est pas un vrai super héros. De plus, un gamin qui aurait une imagination aussi débordante qu'une armée de scénaristes choutés à la cocaïne, un gamin qui pourrait imaginer l'histoire perso de chaque protagoniste, ça serait pour le coup ultra invraisemblable. Donc, tout à fait dans l'esprit de Lost

    Nan, je blague, la vérité est sûrement ailleurs
    (comme toujours)

  • tyler

    11/06/2006 à 02h48

    Répondre

    C'est vrai que Lost.... OUhh lala...

  • Perco

    11/06/2006 à 19h50

    Répondre

    gyzmo a dit :

    pendant les 8 premiers épisodes.
    pour les 6 suivants.
    jusqu'au 20ième.
    pour le reste.


    Je crois qu'on ne peut pas resumer mieux ma pensée !

  • tyler

    11/06/2006 à 19h52

    Répondre



    ca resume ce que j'ai vu donc faut acheter DVD...

  • "L"

    30/06/2006 à 09h20

    Répondre

    Tantpis pour ceux qui partiront en vacance à ce moment là ! Mais qu'ils ne s'inquiètent pas , je le regarderai pour eux !

  • Vincent.L

    30/06/2006 à 18h05

    Répondre

    Tantpis pour ceux qui partiront en vacance à ce moment là ! Mais qu'ils ne s'inquiètent pas , je le regarderai pour eux


  • sergio

    17/09/2006 à 23h13

    Répondre

    Vous pendez que la saison 2 était creuse, globalement (mine de rien, un an après / 24 épisodes après la fin de la saison 1, on n'est franchement pas beaucoup plus avancé !) ?
    Attendez-vous à pire. La saison 3 sera très axé "romance", et ils ont prévus de tirer la corde jusqu'à 8 ou 9 saisons. On se retrouve comme dans toutes les séries où il y a un "méta-plot" avec une idée peut être intéressante sur le départ, mais tellement diluée et étendue par un nombre d'épisodes uniquement décidé par les commerciaux (tant que les gens regardent, on fait de nouvelles saisons), et qui donc au final finit toujours par partir en sucette. Snif.

  • Choucroot

    27/11/2006 à 16h57

    Répondre

    Saison 3 - X = Tres tres bon.
    X = ...pourquoi...pourquoi ont ils fait ca ? non mais... POURQUOI ENFIN ?! FAUT ETRE CON
    ou en rupture de contrat

    Ceci dis ( j' en suis a l'épisode 6 ) grand chapeau a tout ce qui concerne kate/jake/sawyer, la tension et le mystere n'ont jamais été aussi palpables.

  • Koub

    11/02/2008 à 22h13

    Répondre

    Dernière série américaine à la mode, Lost
    est, avec cette seconde saison, en passe de devenir une série culte.
    Réunissant toutes les qualités de la méthode américaine, bâtie avec la
    technique d’un thriller absolument parfait, Lost envoie ad patres tout ce qui a jamais existé en termes de mystère et de suspens.


    Plutôt
    discrète, calme et appliquée – voire franchement classique – la
    réalisation se permet tout de même quelques fulgurances formelles tout
    à fait décoiffantes, cf. le crash de l’avion, aussi beau que violent.
    Le montage est, lui, absolument démoniaque, articulé autour de
    flash-back incessants. Exemple : juste après le dynamitage de la trappe
    du bunker, on remonte le temps pour découvrir un type prenant sa douche
    et faisant du vélo d’appartement. Seulement voilà, ce n’est pas un flash back, mais l’intérieur même du bunker que l’on nous présente, au moment même du dynamitage. Une scène aussi bluffante par sa mise en scène que pour ce qu’elle révèle de l’intérieur du bunker.


    Riche
    d’un univers foisonnant que l’on ne fait que deviner et effleurer à
    chaque instant, distillant un mystère sans nom, posant mille questions
    à chaque réponse donnée, la série conçue par J.J. Abrams prend aux
    tripes comme jamais. Qui sont vraiment ces survivants ? Que se passe
    t-il réellement sur cette putain d’île ? Autant de questions auxquelles
    les scénaristes répondent par un flot nébuleux et un jeu de révélations
    sans précédent. C’est là la très grande force de Lost : user
    du twist et du rebondissement permanent, mais avec un sens et une
    intelligence tels que, si chaque épisode dénonce le précédent, si
    chacun dénonce tout le monde, chaque pièce du puzzle continue d’exister
    et l’univers reste cohérent.


    Hélas,
    c’est aussi là très probablement sa plus grande – et terrible –
    faiblesse. Car le suspens est parfait, ou, plus précisément, la mécanique du suspens est parfaite et d’une efficacité bulldozer. Mais soyons clairs : il est permis de douter très
    fortement du fait que les scénaristes eux-mêmes sachent vers quoi
    s’achemine leur histoire. En techniciens hors pairs, ils usent d’une
    mécanique scénaristique tout à fait formidable, conçoivent des
    évènements qui pourraient être sensés, distillent des indices
    subtilement camouflés – la queue du requin ! –, mais le risque est
    grand que seule la mécanique soit au point et non pas le support. 


    C’est, finalement, ce qui pourrait arriver de pire à Lost : finir par une queue de poisson incroyable, le plantage du siècle, pour n’avoir acquis avec perfection que le formalisme
    du twist et non son fondement, après avoir fait halluciner les foules
    sur une histoire qui n’aurait jamais eu d’aboutissement. L’enrobage
    resterait, lui, un chef d’œuvre du genre, un étalon du thriller, un
    suspens tellement parfait que, jusqu’au bout, on y aura cru. En
    espérant qu’il y ait effectivement une lumière au bout du tunnel.



    Alors, évidemment, cette saison 2 s'achève comme il se doit sur un cliffhanger complètement monstrueux, tellement dingue qu'on n'a pas le souvenir d'avoir jamais vécu ça. C'est au moins ça: Lost est le roi du suspens. C'est une dose d'hallucination à l'état pur. Le cliffhanger réinventé.

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