8/10

Gilmore Girls - Saison 4

Les deuxième et troisième saisons de Gilmore Girls laissaient apparaître des flottements dans leurs premiers épisodes ; la saison 4 confirme cette tendance sans pour autant réellement baisser de niveau.

De la sorte certaines histoires et certains nouveaux personnages de cette saison ont un peu plus de mal à s'imposer. La vie de Rory à Yale ne retrouve pas le piquant qu'avait celle de Chilton, malgré une plongée plutôt intéressante dans le monde du journalisme et plus précisément dans celui de la critique culturelle. La relation entre une jeune femme et un homme mûr (déjà vue, entre autre, dans Dawson), les étranges camarades de chambre de Rory, les rencontres masculines qu'elle fait et le caractère excessif de Paris ne parviennent pas trop à captiver. La vie de Lorelai se perd aussi un peu entre Jason (le partenaire de travail de son père Richard), les questions financières, professionnelles et familiales. Sur ce dernier point, Daniel Palladino et Amy Sherman-Palladino tournent un peu en rond, ce qui peut s'expliquer par le fait que le programme se veut réaliste dans son aspect fictionnel idéaliste. Avec tout ses éléments, il serait faux de dire que les apparitions ponctuelles de Dean et Jess passent inaperçues. En effet, les épisodes où ils sont là sont plus rythmés et intéressant, surtout grâce à la présence et le charisme des acteurs Jared Padalecki et Milo Ventimiglia.

Même si la saison 4 est généralement moins rythmée, elle traite de thèmes riches tels que la relation mère-fille à distance, la première expérience sexuelle, les problèmes de couple, la perte d'un parent, le divorce, le mariage, les risques et les aléas des investissements professionnels, les relations de force et la compétition entre businessmen... Comme les saisons précédentes, elle possède plusieurs épisodes qui se démarquent: celui du mariage de Dean (4.04), le 4.14, celui de Spring Break (4.17), celui des gros conflits professionnels (4.18) et les trois derniers, dont le final (4.22) qui est le meilleur du point de vue sentimental pour les filles Gilmore.
En outre si le personnage de Michel Gérard est moins drôle et si l'humour de Lorelai devient plus prévisible, Kirk est toujours plus hilarant, apportant sans cesse de nouvelles surprises absurdes et excentriques. Côté références culturelles, la série continue son énumération encyclopédique et en rajoute avec le groupe de Rock de Lane qui prend de l'importance (avec le personnage savoureux du vieux rockeur).

De prime abord plus lente et anecdotique que les précédentes, la saison 4 de Gilmore Girls repart vite vers des épisodes plus dramatiques et/ou comiques, pour terminer en apothéose avec le dernier épisode.

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1 commentaires

  • Sakana

    28/08/2005 à 17h44

    Répondre

    J'aurai une question: pourquoi tant de critiques sur Gilmore Girls(série que par ailleurs je trouve sympa) et très peu sur pas mal de séries qui fonctionnent bien comme Les Experts par exemple?

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