Eureka - Saison 1 - Preview

Preview de la saison 1

A la question "C'est quoi pour vous la chaîne câblée américaine SciFi ?" Le non-amateur de science-fiction répond facilement : "bah, c'est une chaîne pour gros nerds avec des séries qui se passent dans l'espace, avec des gens qui ont des pouvoirs et qui portent des pyjamas".

Un tel sondage implacable, réalisé sur un panel d'une personne amoureuse de tuning, a semble-t-il mis un gros coup au moral d'Andrew Cosby et Jaime Paglia, amateurs de science-fiction portant des caleçons. D'où cette idée un peu folle de sortir du sentier rebattu de l'image classique du genre avec une nouvelle série, Eureka.

La ville du grand secret

(© Sci Fi)
(© Sci Fi)
A première vue, Eureka ressemble à Walnut Grove mais sans petite fille qui tombe dans l'herbe. En effet, derrière ses apparences, la petite bourgade est très spéciale. Elle a été créée par le Président Truman au sortir de la Seconde Guerre mondiale dans le but d'offrir aux meilleurs cerveaux du monde un cadre idéal pour développer leurs recherches. C'est là qu'échouent le très cartésien U.S. Marshall, Jack Carter, et son ado de fille, Zoe. Après avoir bien déjoué les pièges d'un épisode pilote, Carter devient shérif de la ville.

Autre soucis : la ville n'est pas qu'une communauté de scientifiques, c'est également le siège de Global Dynamic, entreprise spécialisée dans la recherche et développement d'armes de nouvelles générations qui permet à la communauté de vivre grâce aux subventions accordées par le gouvernement.

Revenge of the Nerds

Autant le dire d'emblée, Eureka n'est pas une série qui mérite le prime time. Ici pas de suspense outrancier et de situations qui s'enchaînent à 2.000 à l'heure, juste des intrigues a priori extraordinaires mais scientifiquement explicables, résolues grâce à la sagacité impie du shérif Carter. Et ça continue comme ça à chaque épisode. Ronronnant ? Oui, mais plaisant aussi grâce à ses protagonistes auxquels on s'attache aisément.

(© Sci Fi)
(© Sci Fi)
La galerie de personnage est bien croquée avec Jo l'assistante du shérif ex-commando pas commode, ce vieux fou de Taggart (interprété par le culte Matt Frewer héros de Max Headroom), l'ado "whatever" Zoe Carter, Nathan Stark, dirigeant méticuleux de Global Dynamic, son assistant maladroit Fargo, et la dangereuse Beverly Barlowe. Mais surtout, Jack Carter, exemple même du type bourru, têtu mais cool au final. Il amuse la galerie à tenter de faire du gringue à tout ce qui bouge ou à s'embrouiller avec S.A.R.A.H., sa maison plus intelligente que lui, et sa fille.

Au vu des premiers épisodes, Eureka est donc une série sympathique mais répétitive : des gens bizarres > un savant a fait une boulette > merci Jack Carter. Espérons pour la suite que l'intéressant arc narratif mis en place de façon indiciel se développe rapidement. Comme le discours sur les méfaits de la science appliquée à l'armement qui ne reste pour l'instant qu'allusif.

Bref, Krinein garde un oeil dessus, d'autant plus qu'Eureka a conquis les amateurs de science-fiction au point d'avoir établit le record d'audience de SciFi et d'avoir battu le season premiere de la troisième année de Veronica Mars.

Partager cet article
A voir

Shogun Mag

A propos de l'auteur

    1 commentaires

    • Anonyme

      14/08/2007 à 18h39

      Répondre

      1 - Ben alors JC pourquoi a t'elle un zéro pointé ?


      2 - C'est un hommage à Lost et à sa célèbre suite de chiffres, un anti-spam aussi long ?

    Participer à la discussion

    Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

    Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

    Krinein Médias, ou comment parler des séries TV, qu'elles soient américaines, françaises ou d'ailleurs, avec une certaine intelligence (rien que ça). Mais la critique touche aussi les émissions de la télévision, les magazines, la radio...

    Rubriques