7/10

Coupling - L'intégrale

Trois filles, trois garçons, ça donne plein de possibilités pour des histoires de culottes et de ce qui peut se passer dedans. Un peu comme Friends, mais à l'anglaise.

Avant de se lancer plus ou moins brillamment dans la science-fiction et la relecture de personnages classiques comme Jekyll ou Sherlock, Steven Moffat a du faire ses armes, comme tout le monde. Et le résultat, c'est une sorte de resucée (ce n'est pas sale) de Friends, version anglaise. En gros, une sitcom autour du couple, du sexe et de tout ce qui tourne autour.


DR.

Le pitch

Steve (Jack Davenport), l'éternel ado, sort avec Jane (Gina Bellman), une brunette sexy mais un peu fêlée du casque et volage. Il décide donc un jour de changer de crèmerie et la quitte pour Susan (Sarah Alexander), une jolie blonde qui vient de quitter Patrick (Ben Miles), un playboy invétéré. A tout cela, on ajoute les meilleurs amis, à savoir Sally (Kate Isitt) toujours soucieuse de son physique et Jeff (Richard Coyle) le timide aux théories farfelues et vous vous retrouvez avec un gang dont les principales activités sont d'aller au pub, parler de cul et mettre les discussions en pratique.


Sarah, Jane et Sally.

My Friends is rich

Ca vous rappelle vaguement quelque chose? C'est normal. Même s'il n'y a, à ma connaissance, aucune communication des auteurs l'affirmant, on pourra aisément reconnaître Friends comme inspiration première de la série. Tout le monde s'intéresse à tout le monde et tout tourne autour de la fesse. Mais comme on est chez les anglais, on a quand même quelques subtiles différences. D'abord, on y est légèrement plus cru. Et c'est vraiment légèrement parce que l'original n'a jamais hésité à racoler. Ensuite, les situations y sont un chouïa plus réalistes. Là encore, ça reste subtil puisque le but est quand même de faire rire grâce à des situations loufoques et grivoises. Enfin, l'incompréhension entre les deux genres est plus marquée. Là où dans Friends, les personnages discutaient tranquillement entre eux tant qu'ils étaient à bonne distance d'un lit, ici, les discussions ont lieu entre filles ou entre garçons. Et chaque rencontre entre les groupes aboutit à une gêne ou une incompréhension palpable, entre des êtres de planètes différentes. Ce qui ne les empêche pas de trouver des points d'entente horizontaux.


Steve, Jeff et Patrick.

Tenir la comparaison ?

Alors quel intérêt me direz-vous ? Pourquoi se taper une redite, quand on peut voir l'originale, diffusée en permanence sur une chaîne française perdue au fond de la TNT ? Et bien justement, pour toutes ces légères différences : c'est anglais, c'est plus mûre et c'est Steven Moffat. Même s'il ne réaliste pas là sa plus grand oeuvre, on retrouve des histoires qui tiennent debout, de la recherche dans l'exploitation des clichés et de l'humour. Les personnages ne sont pas attachés à leur pub à toute heure du jour. Ils n'hésitent pas à flirter avec des sujets généralement tabous aux USA comme la religion ou l'intimité. Et il leur arrive même de paraître adultes.

La série a déjà été diffusée deux fois en France, parfois sous le titre Six Sexy (pourquoi un titre anglais pour en remplacer un autre, ça reste un mystère). Elle est trouvable assez facilement en DVD importé d'Angleterre.

Coupling réussit à reprendre le concept de Friends, sans pour autant nous y faire penser constamment. Et à partir de ce postulat, en le rendant vraiment juste un peu plus réaliste et mature, la série parvient à nous faire rire comme les anglais savent si bien le faire.

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