8.5/10

Code Quantum

Pouvoir retourner dans le passé afin de le modifier et de le rendre meilleur, ça ne serait pas mal, non ? Evidemment à condition de choisir quand et où. Pour Sam Beckett, un éminent scientifique, cela coince sur ces derniers principes. Suite à une expérience ratée, il se retrouve d'une façon totalement aléatoire dans le corps d'inconnu à des époques et des lieux totalement différents. Autrement dit, voilà une excellente idée pour une série de science-fiction. Diffusée pendant 5 saisons entre 1989 et 1993, Code Quantum raconte cela d'une bien brillante façon.

Il ne faut pas rater les projets scientifiques, les conséquences pouvant être particulièrement fâcheuses. Sam Beckett s'en rend vite compte, transporté dans un laps de temps correspondant à sa propre ligne de vie dans une multitude de corps différents afin d'accomplir un dessein bien précis. La personne remplacée se retrouve pendant ce temps dans les locaux de la base scientifique et peut ainsi donner des informations sur sa vie qui seront transmises à Al. Al est un homme travaillant pour le projet dont le rôle est d'aider Sam durant sa mission. Il peut revenir dans le passé sous forme d'hologramme, directement connecté à Ziggy le puissant ordinateur, et ainsi diriger les actions de Sam.

Si aujourd'hui cette série a une dimension culte, c'est parce qu'elle a réussi à combiner toutes les qualités du genre. D'abord, l'histoire est très réussie, sur le plan général et pour chaque épisode. Il existe une vraie trame de fond au service de scénarios variés. La série ne se répète jamais et l'on avance de découverte en découverte à chaque nouvelle transmutation. Sam peut ainsi prendre l'apparence d'un tueur, d'un photographe, d'un soldat ou même d'un chimpanzé. Une apparence qu'il peut connaître en jetant un oeil dans un miroir. Tout peut se produire et c'est tant mieux. Même si les épisodes sont la plupart du temps tournés sur le mélo, la série n'oublie jamais d'être comique, en particulier par le personnage de Al, légèrement obsédé sexuel.

Les personnages sont aussi réussis. Le duo Sam / Al se complète à merveille et les bonnes répliques fusent. Scott Bakula, véritablement grand acteur, interprète de manière remarquable chaque personnage. Son confrère Dean Stockwell se démarque également, prenant lors de quelques épisodes une profondeur insoupçonnée.

C'est à ce moment que Code Quantum prend toute son ampleur. S'il existe peut-être des épisodes un peu moins bons, il y en a aussi des remarquables contenant leur lot de moments forts. En effet, il ne faut pas oublier que Sam et Al ont une vie et un passé et lorsque les bonds dans le temps recoupent leur propre histoire, on a affaire à du très haut niveau. L'épisode où Sam tente de sauver son frère de la mort lors de la guerre du Vietnam ou celui où il rencontre la première femme de Al sont de petites perles, d'une émotion inattendue. On remarquera d'ailleurs que le happy end n'est pas toujours de mise et le destin prend toute son importance comme dans toutes les bonnes histoires de voyage dans le temps.

Code Quantum est une excellente série de divertissement, souvent drôle et émouvante, jouant parfaitement sur les nombreuses situations qu'un changement de corps et qu'un retour dans le passé peuvent apporter. Nous ne sommes pas près d'oublier les acteurs principaux et certaines histoires véritablement fortes. Même si la série a un peu vieilli, elle n'en reste pas moins toujours aussi agréable à regarder et demeure un monument de la science-fiction télévisée.

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7 commentaires

  • Daggy

    02/04/2005 à 10h20

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    Aaah !

    Je suis content davoir lu cette bonne critique !
    Une série qui ma beaucoup marqué pour toutes les choses que décrit Weirdkorn. Javais le petit frisson à chaque fois que lhalo lumineux irradié Sam pour lemporter vers dautres vies. Je suis fan. Je le suis encore un tantinet (peux pas mempêcher lorsque jai le temps de rester scotcher devant M6, le samedi après-midi quand il fait pas beau, alors que je connais les épisodes par cur, cest dire mon état de dépendance^^).

    Je partage lavis de Weirdkorn sur limpact émotionnel de certains épisodes. On a souvent droit à de vrais bijoux. Principalement ceux qui sont liés à des thèmes très forts (comme le racisme) mais aussi lorsque cela touche au plus prêt la vie intime des héros. Deux superbes épisodes sont encore quelques part sur lune de mes vieilles vidéocassettes. Dans le premier, Sam est transféré dans son propre corps, mais enfant. Il assiste à la décadence physique de son père (relation fils / père constamment évoquée dans la série jusquà cet épisode charnière). Cet épisode lui donne aussi la possibilité de manifester lamour quil porte à son paternel. Comme la évoqué Weirdkorn, dans un autre épisode, Sam est face à un cruel dilemme : sauver la vie de son grand frère, mort pendant la guerre du Vietnam, ou sauver la vie dune innocente photographe de guerre

    Jai dautres épisodes en tête : le transfert de Sam dans le corps dune femme (très drôle), ou dans celui de Lee Harvey Oswald, lassassin de Kennedy. Ces épisodes étaient trop politiquement corrects et nexploitaient pas à fond la puissance des situations. Mais bon, à lépoque, cest pas le genre de choses qui minterpellaient. Autres éléments ingénieux est la perte passagère de mémoire du personnage principal. Au fur et à mesure des épisodes, il recouvre ses capacités (physique et mentale) et certains épisodes étaient construits en fonction des réminiscences du personnage principal sur lequel on en apprenait toujours un peu plus.

    Maintenant, je crois savoir que la série a été stoppée "à la va vite", ce qui peut expliquer le dénouement un peu facile de la série. Faudrait que je revois ça car je garde le souvenir dun dernier épisode pas top-top. Il ny avait pas un projet de cinéma autour de Quode Quantum (à part lEffet Papillon^^) ?


    Tiens ! Il tombe quelques gouttes sur la terrasse...
    Encore un Samedi aprem devant la téloche...

  • Anonyme

    02/04/2005 à 15h18

    Répondre

    Daggy a dit :
    Maintenant, je crois savoir que la série a été stoppée "à la va vite", ce qui peut expliquer le dénouement un peu facile de la série. Faudrait que je revois ça car je garde le souvenir dun dernier épisode pas top-top. Il ny avait pas un projet de cinéma autour de Quode Quantum (à part lEffet Papillon^^) ?



    Pour commencer, la série a belle est bien été arrêter brutralement, la série coutait trop cher, en tout cas c'est ce que j'ai lu.

    Bon faut pas dire que le dernier épisode est nul, au contraire, sam se remet en question et synthétise toute son aventure pendant une discussion avec -----, personnage présent dans le premier épisode par ailleur.
    Le dernier épisode est très pessimiste, étonant pour une série naviguant généralement dans l'espoir de changer les choses.

    Niveau cinéma, j'ai pu lire plusieurs fois que certains tenter de recommencer la série voire de produire un long métrage, mais rien de concret a été mise en place, l'espoir fait vivre mais celui la est très faible pour le moment !!!

    Espérons que l'engouement pour les adaptations récussite Sam becket

  • Daggy

    02/04/2005 à 15h41

    Répondre

    KRISSS, c'est pas sympa de raconter la fin de Quode Quantum, surtout pour ceux qui ne l'ont pas encore vu et que cette série intéresse

    Et c'est justement cet entretien avec qui tu cites (je remets pas l'info au cas où tu aurais la présence d'esprit de retirer ton spoil ) qui fait trop "prout-prout-la-praline". Autrement dit : d'un conventionnel pas possible.

  • Anonyme

    03/04/2005 à 00h03

    Répondre

    Non mais faut pas abuser, ça fait plus de dix ans qu'elle est terminé cette série, elle est diffusé deux fois par, j'ai levé mon spoiler par respect mais bon ......

    Moi j'ai pas trouvé ça nul vu que ce personnage le suit tout le long de la série, ça explique donc beaucoup de choses

  • vivant

    04/04/2005 à 14h20

    Répondre

    A noter tout de même la dimension religieuse de la mission de notre cher Sam. Il est souvent dit que Sam est envoyé par 'Lui', pour résoudre les problèmes des gens qu'il incarne.
    Al est un bon contrepoint graveleux à cet état de fait ! !

  • Attila

    04/04/2005 à 14h52

    Répondre

    A noter que Dean Stockwell est un des nombreux "enfants d'Hollywood" a savoir que, enfant il a joué avec les plus grands d'Holywood : Curtiz, Errol Flynn ....!!!

  • Anonyme

    04/04/2005 à 18h32

    Répondre

    Attila a dit :
    A noter que Dean Stockwell est un des nombreux "enfants d'Hollywood" a savoir que, enfant il a joué avec les plus grands d'Holywood : Curtiz, Errol Flynn ....!!!



    Ouai, il a même joué avec lynch !!!!

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