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Chuck - Saison 2

Une seconde saison dans la continuité de la première, jusqu'à devenir presque un fac-similé. Pour les conquis de la première heure.

Puisque Chuck a su trouver son public, nous voici maintenant prêts pour une seconde saison des aventures de ce nerd perdu dans les affres de l'espionnage et contre-espionnage, à son grand malheur. L'intégralité du casting remonte au créneau, avec une seule idée en tête. Reste à déterminer laquelle.


Car Chuck Saison 2, avant tout, c'est du Chuck à l'état pur. La série garde les éléments qui ont fait d'elle un entonnoir à succès : la blondasse canon, le nerd chouinant et grimaçant, le bourrin de service, et les collègues de travail parfaitement crétins. Au palais, c'est à peu près le même goût : un épisode lambda jongle avec l'espionnage (l'Intersect, toujours), la romance (Chuck et Sarah, toujours plus ou moins amoureux), l'humour (les crétins de Buy More, Chuck face au danger), et l'action (généralement réparti en deux phases identifiables). Incontestablement, nous nous retrouvons en terrain connu, très connu, et il va de soit que le public suivra de la même façon.
Mais qui dit nouvelle saison dit plus ou moins évolution. Chuck cherche à gonfler un peu son patrimoine pour combler les crevasses de son intrigue, avec un résultat plutôt mitigé. Les différents scénarios insistent donc sur le passé des protagonistes et amènent sur le devant de l'intrigue des personnages caractéristiques à l'histoire de chacun. Les fans seront donc contents d'apprendre que Jill, l'ex-petite amie de Chuck, viendra pointer son bout de nez pour déstabiliser notre héros. Une façon comme une autre de donner de l'épaisse à une histoire d'amour qui en manquait.

Malgré cela, difficile de s'intéresser davantage à Chuck Saison 2. Un épisode est, certes, agréable et divertissant, mais ne procure pas le besoin maladif de voir la suite. Comme de nombreuses séries, il suffit généralement de voir le premier et le dernier épisode pour avoir un panorama efficace de l'histoire. Entre les deux, il y a bien quelques éléments à retenir, mais les visionner se fera surtout dans un état d'esprit spécifique, cherchant le divertissement complet sans forcément en attendre autre chose. Peut-être est-ce là une volonté manifeste des scénaristes, qui n'ont pas hésité à gonfler l'importance des employés de Buy More, devenant quasiment une entité autonome. Dans quelques épisodes, ils sont carrément en dehors de l'intrigue principale, coupés de Chuck et de sa clique. Une aubaine pour ceux qui les apprécient, un calvaire pour les autres.

Bref, Chuck se confirme dans sa position de série de divertissement pur, techniquement bien construite, mais n'offre guère plus que la première saison. Les fans seront aux anges de voir que leur bonheur reste quasiment intact, mais les détracteurs n'ont aucune chance d'y adhérer.

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