Catch - WWE - Wrestlemania XXIX - 2013

/ Article - écrit par Canette Ultra, le 12/04/2013

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Wrestlemania, c’est un peu Noël avant l’heure, une finale de coupe du monde ou le Superbowl du catch. Le gratin de la WWE débarque et les matchs de cet événement entrent pour beaucoup dans les légendes du catch professionnel. Cette année, c’est à East Rutherford dans le fameux Met Life Stadium dans l’état du New Jersey que se produit le show le plus chaud de la fédération. Au programme, rien de moins que des légendes consacrées au Hall of Fame, une série d’invincibilité remise en question, le sort de l’Amérique ou encore le choc de deux titans.


Entre une photo de Trish et de Foley ...
Pour rappel, lors de ce week-end, nous avons eu l’introduction au temple de la renommée, de grands noms du catch professionnel. Des personnalités qui ont marqué l’histoire de la WWE et même du catch. Si les plus jeunes ne connaissent pas Bob Backlund ou Bruno Sammartino, je leur conseille d’aller réviser un peu leurs classiques car ils ont marqué leur temps et façonné l’univers du catch. Assez ancien également, la nomination de Donald Trump du temps où il rivalisait avec Vince McMahon pour savoir qui allait être le plus mégalo des hommes d’affaires (Vince a eu le crâne rasé à cause d’une défaite liée à Trump). Plus connus et toujours actifs, Booker T et Mike Foley ont rejoint les rangs des légendes. Booker a marqué notamment les matchs par équipe avec son frère Stevy Ray et on se rappelle également son règne en tant que King Booker aux côtés de la reine Sharmell. Foley, de son côté, est l’icône de la folie, des matchs extrêmes et des innovations. Toujours prêt à donner de sa personne, il a repoussé ses limites bien des fois pour faire « son catch ». Un catch sans concession qui a brisé son corps de partout (dont les dents !). J’ai gardé l’atout charme de cette cérémonie en la personne de Trish Stratus. Si une femme a contribué à changer les catcheuses en Diva, c’est sûrement elle. Quand on évoque Trish, on peut presque parler d’âge d’or des Divas où Mickie James était encore qu’une débutante et où Torrie Wilson ou Sharmell rivalisaient de charmes et de techniques dans des histoires bien au dessus de ce qui ce fait actuellement pour les femmes (la preuve, aucun match de Diva à Wrestlemania).


Bel endroit pour se battre !
Pour bien commencer et chauffer le public, le dark match est un match pour le titre intercontinental. Wade Barrett défend sa ceinture contre l’une des plus grandes gueules de la ligue : le Miz. Le nouvel « héritier » de Ric Flair compte bien botter les fesses du champion autrement qu'avec des mots. Le Miz est chaud bouillant comme il le montre lors de sa discussion avec Snooki qui (Jersey Shore) est de passage dans l’arène. Il faudra qu’il s’y reprenne à deux fois pour que Wade cède face à la prise en quatre du Miz (fameuse prise popularisée par Ric Flair). Le Miz est donc le nouveau champion intercontinental.

On commence les choses sérieuses avec un énième match du Shield (Reigns, Rollins et Ambrose) qui va se battre contre l’équipe d’anciens champions que sont Orton, Sheamus et le Big Show. Si individuellement, ils sont les meilleurs, les trois hommes ne parviennent pas à travailler comme il se doit par équipe. Orton, après une prise de tag impétueuse, va faire les frais du spear de Reigns et perdre le match malgré son RKO sur Rollins. Orton, ivre de colère va engueuler ses anciens équipiers et le Big Show va clore le débat en assommant Sheamus et Orton.


Pauvre ring !
Dans le genre, match de lourds, Ryback contre Henry est le type parfait pour illustrer cela. Un combat qui joue la carte de coups lourds et qui a été assez peu spectaculaire (ah la belle époque d’André contre Hogan). À tel point que le public a même crié son ennui. À la fin, Henry parvient à vaincre Ryback mais ce dernier aura le dernier mot après le résultat lorsqu’il dégagera les médecins et fera son spécial sur Henry.

On enchaîne avec un match haut en couleur. La Team Hell No (Bryan et Kane) face à Ziggler et sa clique (Big E Langston accompagné par AJ Lee). Le match a failli tourner court puisque Ziggler évite de justesse la défaite dès les premières secondes du combat lorsque Bryan le surprend alors qu’il venait juste d’embrasser AJ. Ce que je retiens de ce match, c’est le travail d’équipe de Kane et Bryan qui ont enchaîné les réalisations ensemble. Les deux hommes, malgré leur folie apparente, se complètent très bien et j’ai rarement été aussi ravi de les voir ensemble. Victoire logique des champions.


Ego vs Ego !
Le match suivant est en quelque sorte le tremplin pour la gloire pour un petit nouveau. Fandango a évité tous les matchs sous le prétexte fallacieux que son nom était mal prononcé. Seul Jericho est parvenu à retenir son attention et le match entre deux hommes assez similaires commence donc. En effet, même égo surdimensionné, deux grands techniciens et un sens du spectacle rare. Fandango et Jericho sont des exemples de catch comme je les aime. À la fin, Fandango repousse le superplex de Y2J et tente son fameux leg drop. Jericho esquive et place dans la foulée son lionsault. Cependant, il se fera contrer sa prise de soumission par un petit roll up opportuniste. Fandango entre donc dans la cours des grands en battant une icône du catch.

Le match pour le titre de champion du monde poids lourds prend ensuite place. Del Rio défend sa ceinture face à Jack Swagger accompagné de son nouvel ami Zeb Colter. Les deux hommes se prétendent « hommes du peuple » et défendent les USA des menaces des étrangers. Del Rio est donc l’ennemi parfait à abattre. Le champion est alors passé du côté des bons en incarnant le rêve américain et il est synonyme de réussite dans le pays des opportunités. De plus, il doit venger son ami Ricardo Rodriguez qui a eu la cheville brisée par Swagger. Le combat sera intéressant car les deux hommes vont enchaîner les prises de soumission. Ça me rappelle un peu certains matchs très techniques notamment avec Bret Hart ou Dean Malenko. En chemin, Colter et Rodriguez seront mis à contribution et Del Rio ira même saluer les barricades avec son corps. Cependant, le champion restera champion en réussissant sa prise de soumission sur Swagger.


Et un de plus sur la liste des victimes !
Depuis quelques années, Wrestlemania rime avec Undertaker. Le Phenom n’a jamais perdu et il a donc 21 victoires pour aucune défaite. Alors que le Deadman est aux portes de la retraite. Il revient spécialement chaque année pour défendre sa série d’invincibilité. Cette année, c’est C.M.Punk qui a défié l’Undertaker. Il a profité de la mort de Paul Bearer pour provoquer le Deadman et le pousser à se battre. Même si l’idée d’un match contre l’Undertaker semble éculé au possible. Chaque année, il parvient à nous faire vibrer. Cependant, il va falloir songer à laisser le Phenom se reposer et réfléchir à d’autres problématiques à court terme pour promouvoir Wrestlemania. Le Deadman arrive donc avec son armée de zombie tandis que Punk la joue rock and roll avec le groupe Living Colour qui est venu chanter Cult of Personnality, la chanson officielle de Punk depuis quelques temps. L’Undertaker a beau vieillir, il semble se battre comme à ses débuts (j’exagère un peu mais bon). Il faut dire qu’un technicien comme Punk est le rival parfait pour donner le meilleur de soi. Punk va placer deux elbow drop magnifiques au cours du match mais cela ne suffira pas. Au bout de vingt minutes, il devient clair que seule une prise spéciale parviendra à bout de l’un des deux. Ils essaient donc de placer leurs meilleurs mouvements mais c’est Punk qui dégaine le plus vite avec son anaconda vise. Néanmoins, l’Undertaker va retourner la prise et en faire un chokeslam pour remporter un match très disputé. L’invincible lutteur prend alors la pose avec l’urne (symbolisant les restes de son ami Paul Bearer).

Le match suivant est également un match qui n’implique pas une ceinture pour un titre. Triple H a mal digéré le « retour » de Lesnar et il veut se venger, lui faire avaler toute la douleur et le ressentiment qu’il a subit depuis sa défaite et son bras brisé. De plus, Lesnar semble intouchable, un véritable fléau pouvant s’abattre n’importe où dans « sa » compagnie. Triple H, n’écoutant que sa rage, a donc défié Lesnar dans un match sans limite quelconque. De plus, si Triple H perd, il devra prendre sa retraite. Flair ou encore Michaels, deux grands amis de Hunter ont dû renoncer à leur carrière suite à un tel défi lors de Wrestlemania. La pression est donc à son comble. Heureusement, HBK sera présent pour aider son ami. Une précaution utile puisque Heyman sera dans le coin de Lesnar. Le match est d’une rare violence entre les deux hommes. Si Triple H a stoppé une charge d’un coup de genou, il n’a pas pu éviter la souplesse qui l’a envoyé à travers la table des annonceurs. HBK va régulièrement menacer Lesnar et il va donner de sa personne pour son ami. Là, encore ce sera un match de plus de vingt minutes qui va avoir lieu. Vingt minutes de douleurs, de coups, de chaises et de tout ce qu’il possible (ou presque) de subir. Heyman va être mis hors jeu grâce à un sweet chin music de Michaels. Lesnar après avoir tenté une kimura, va subir la prise de nombreuses fois sans jamais céder. Triple H va être obligé d’utiliser sa masse et son spécial pour venir à bout de Lesnar. Une victoire gagnée dans la douleur et qui est également une victoire obtenue grâce à Michaels qui a soutenu comme jamais son ami.


L'affiche de légende !
Chose rare pour un événement de catch, le match suivant va aussi dépasser les vingt minutes. Comme quoi Wrestlemania est spécial. L’an passé, John Cena a perdu à Wrestlemania et a subit une année que l’on peut qualifier « d’année lose ». Cependant, il a gardé le moral et continué à travailler dur jusqu’à se qualifier pour un match pour le titre de la WWE. Ainsi, il fait face au champion actuel : The Rock. Aïe ! Cena s’est déjà mangé une défaite à Wrestlemania face au champion du peuple. Cena va t-il passer une nouvelle année de disette à cause du Rock ? Deux beaux archétypes de catcheur capable d’enflammer les foules et le verbe est aussi puissant que la force. Cela dit, le début du match n’a pas été très divertissant. Le public a même râlé un peu. Le Rock, toujours à l’écoute du peuple, a repondu à leur appel et à lancer le match grâce à un sharpshooter. Le match va alors s’accélérer et le champion va même placer deux rock bottom sans toutefois parvenir à vaincre Cena. Ce dernier va résister comme à son habitude et parvenir dans un ultime effort à placer son attitude adjustement et à devenir champion pour la onzième fois. Loin d’être mauvais perdant, le Rock va serrer la main du nouveau champion et célébrer avec lui et le public la victoire de Cena.

Si le spectacle ne manquait pas d’intérêt, il faut quand même dire que les résultats des matchs étaient prévisibles. Cela dit, le Rock et l’Undertaker vont-ils retourner à leur simili retraite tandis que Cena ou le Miz vont-ils maintenant devenir des cibles grâce à leur victoire et leur belle ceinture de champion ? Et bien dans le Raw qui a suivi nous avons eu des éléments de réponses. En effet, le Miz va perdre sa ceinture dans un rematch face à Barrett, le Rock a annoncé qu’il est blessé aux adducteurs, le Deadman est présent et se trouve de nouveaux ennemis avec le Shield. Il pourra cependant compter sur la Team Hell No pour le soutenir. Voilà qui promet de belles choses. Plus surprenant encore, Ziggler a utilisé sa mallette face à… Del Rio ! Après un ultime match face à Swagger, Ziggler a utilisé sa possibilité de match pour le titre pour vaincre un Del Rio blessé. Comme quoi, les retombées d’un événement cachent bien des surprises.


Elles sont de retour mais pas sur ce PPV... Vivement le prochain !