7.5/10

Battlestar Galactica - 2004 - Saison 1

L'odyssée de l'espèce

M6 diffusera vendredi 30 janvier le pilote de la série. Les épisodes ne sont pas encore programmés.

J'ai pu lire à plusieurs reprises, ici et là sur le net, que Battlestar Galactica sonnait le glas de Stargate à tous les égards. Maintenant que je peux parler en connaissance de cause, je me demande encore à quoi sert de vouloir comparer ces deux séries de science-fiction et à rechercher la meilleure. Car il m'est évident que, malgré leur appartenance à un genre similaire, les prétentions ne sont vraiment pas les mêmes. Pourquoi je regarde Stargate ? Parce que la série n'est pas prise de tête et joue à fond la carte de l'humour, parfois au détriment de l'histoire. Pourquoi je regarde Battlestar Galactica ? Parce que la série se dote d'un véritable scénario s'étoffant sur le long terme, et aborde un grand nombre de sujets de discussion intéressants.

Pourtant, le postulat de base de Battlestar Galactica est une récurrence dans le genre de la science fiction : Les humains ont créée des humanoïdes mécaniques (les Cylons) pour des raisons pratiques, les machines ont commencé à réfléchir par elles-mêmes, se sont soulevées, et sont entrées en guerre contre la race humaine. L'élément modificateur, on l'encaisse dès le pilote de la série (2 épisodes de 1H30 chacun) : les humains perdent la guerre. Tout ce qu'il reste de la population des douze planètes colonisées se tasse dans une poignée de vaisseaux, escortés par le dernier bâtiment militaire (le Battlestar Galactica, donc), et vogue à la recherche de la terre promise, la treizième colonie, la mythique Terre (nous, donc).
Les Cylons ne les prennent pas pour autant en chasse, non. Ils ont un dessein. Un « truc vachement énorme » réglé au nanomètre près auquel ils s'accrochent avec une obstination qui force l'admiration. 1er indice : les Cylons sont capables de prendre l'apparence humaine au boyau près, mais sont limités à sept apparences. Une fois l'information en possession des humains, la paranoïa s'installe et donne son premier coup d'accélérateur à la série.
Car il ne s'agira pas ici d'affrontements répétés et de joutes spatiales démentes, même si quelques épisodes verseront dans les effets spéciaux avec un évident plaisir. La guerre est psychologique, pour sûr, et donnera lieu à des déchirements internes édifiants. Reclus dans leurs vaisseaux coloniaux, la race humaine reproduit exactement le mode de vie dont elle disposait sur la terre ferme, incluant le gouvernement, la presse, et le terrorisme. Et si les Cylons restent souvent au centre du débat, il sera consternant de constater que c'est avant tout l'humain en lui-même qui créée ses propres problèmes (plus évident avec la deuxième saison).

L'avantage d'une série à scénario comme celle-ci est assez facile à isoler : des personnages sont propulsés au rang de héros, mais ne bénéficient pas de l'immunité propre aux séries à épisodes distincts. Chaque bouille peut exploser d'un moment ou à l'autre, se prendre trois balles dans le corps pour passer quatre ou cinq épisodes sur un lit d'hôpital, tout ça pour la bonne tenue de l'histoire et du suspense. Et, bien sûr, chaque personnage peut être un traître à la solde des Cylons (puisque la première saison ne nous révèle qu'une partie des visages possibles que peuvent s'approprier les robots). Un suspense bien entretenu, parfois assez artificiellement comme je le soulignerai plus loin, qui pousse à s'enfiler les épisodes sans se stopper malgré leur côté parfois un peu plan-plan (le générique en est le reflet d'une certaine façon ; dommage qu'il résume le contenu en quelques plans le contenu de l'épisode à venir, à chaque coup).
Quand je parle d'un suspense artificiel, j'avoue faire référence à certains personnages. Par exemple, et sans trop vous spoiler la série, nous apprenons dès le premier épisode l'existence d'un Cylon parmi les pilotes, mais que personne ne soupçonne. Résultat, ce point important traîne en longueur sur toute la saison, revient au premier plan quelques instants pour s'enfoncer encore plus profond par la suite, comme s'il s'agissait d'un élément déterminant pour finir la saison en beauté. Le pire reste : le docteur Gaïus Baltar, dignement interprété par James Callis, qui, malgré son comportement extrêmement douteux, est adulé par la quasi-totalité de la flotte (et je passe sur les motivations qui le pousse à faire ce qu'il fait) ; et le pauvre Helo, coincé sur une planète occupée par les Cylons, dont la plus grande utilité est de nous servir de calendrier stellaire en nous donnant à chaque apparition le nombre de jours écoulés depuis l'attaque des Cylons.
Mais impossible de vraiment critiquer l'histoire sans en avoir tous les éléments, et il faut avouer que la première saison se montre avare de ce côté-là, laissant libre cours aux plus folles interprétations. A l'image de ses congénères, le dernier épisode de la série s'achève sur un « à suivre » des plus consternants, suspendant les embrouilles galactiques les plus graves que la flotte ait compté jusqu'à la prochaine saison, et amorçant la venue d'un patrimoine prédicto-religieux qui, sur le long terme, pourrait nuire un tantinet à la série.

Bref, un joli condensé de science-fiction un peu atypique, faisant la part belle principalement aux intrigues politiques et à l'habileté humaine pour se mettre des bâtons dans les roues, quand ce n'est pas autre chose autre part. Dès la fin de la saison 1, la série part dans des considérations croyantes un peu en déphase avec ce que l'on pensait avoir sous le nez, et là il n'y a pas de secret : soit vous y adhérez, soit vous passerez vite votre chemin.

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15 commentaires

  • xalfx

    30/12/2005 à 04h19

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    Depuis q j'entends parlé de cette série je vais égalemnt y jeter un oei lpour savoir de koi il en retourne, mais vu SGC deveint de plus en plus mou et q le SGA traîne des fosi en longueur il me semble normal de tenter des comparaisons surtout dans ce milieu fermé et des fosi soap q'est la SF.
    N'en est-il pas de même pour les Star Trek?

  • ukko

    14/01/2006 à 18h35

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    Y a-t-il une date prévue pour la sortie de la saison 1 en DVD?

  • dredd3000

    03/02/2006 à 08h57

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    J'ai connu étant enfant la première série que j'ai beaucoup aimé.
    Je continue de la regarder avec plaisir.
    Mais un jour, allumant ma télé sur la chaine "13ème rue", je tombe sur ce que je crois être un téléfilm et ai l'impression d'avoir déjà les vaisseau.
    Le nom des personnage me fait alors tilter: mais... c'est galactica!
    Ma réaction suivante est: putain..... encore un remake......
    Mais je reste à regarder par curiosité. Et là, je suis resté comme deux ronds de flan... J'ai trouvé ça excellent!
    J'avais loupé le début et me ruais sur le journal-tv pour chercher une rediff: rien!
    Quand M6 à annoncé qu'ils allaient paser la série, j'ai mis des post-it partout pour ne pas la louper. A la fin du deuxième épisodes, j'épluchais le net pour savoir si une série avait été tirée de cet épisodes pilotes. Je decouvre alors que la 3ème saison est en route.
    J'écris donc à M6 puis à 13èmerue pour savoir quand la série sera programmée. Réponse: pas de programmation prévue pour le moment.
    La seule chaine à passer la série en France est Sci-Fi, uniquement sur CanalSat..... que je n'ai pas....
    Je suis tout de même parvenu à voir la saison 1.....( on ne dira pas comment)... après avoir chercher partout en France un site de location de DVD qui pourrait me la fournir, sans succès.
    Honnêtement, c'est une excellente série. J'ai adoré la première version étant môme, ayant également vu le film.
    Mais là, c'est du gros! Il est sur que cela change de la première version, très accès culture "judéo-chrétienne" et très "proprètte". Mais c'était l'époque qui voulait ça.
    La nouvelle version est noire, orginale, triste, surprennante. On ne cesse de se demander qui va mourir, qui va rester, qui va s'avérer être un cylon.
    Car les cylons peuvent avoir maintenant forme humaine, au point de ne pas pouvoir être différencier des humains, même d'un point de vue médicale.
    Et surtout, le plus: il n'y a pas forcement les bons d'un côté et les mechants de l'autre.
    Et c'est peut être là que la série est la plus interessante, sortant des critères américains de l'éternel combat entre le bien et le mal, où les rôles sont bien définis et les parties identifiables (le gentil est beau, le mechant est moche).
    C'ets une série que je recommande à tous, même à ceux qui comme moi on grandi avec la série de 1978. Les "puristes" raleront en raison du fait que Star Buck et Bommer sont devenus des femmes, mais ces changement ne nuisent nullement à la série, donnant au contraire du matériel à certains rebondissement.
    Une excellente série que je me force à voir au goutte à goutte, pour ne pas épuiser trop rapidement le peu d'épisodes que j'ai pu trouver.

  • Anonyme

    09/02/2007 à 16h17

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    je viens de finir la saison 2. laissez moi vous dire que c'est du lourd.
    pourtant je suis pas fan de séries, pour moi, rien de bon n'avait été fait depuis twin peaks. et bien bam, deux séries mortelles coup sur coup. donc battelsatr galactica qui est génialissime, à tous points de vue. et en plus, on m'a dit que la saison 3 était démentielle en comparasion aux deux précédentes...
    et j'ai aussi découvert 'heroes', vraiment bien aussi.

  • gyzmo

    09/02/2007 à 17h18

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    Battlestar, à la manière de Sankukaï, c'était à l'époque un plagiat rigolo de Star Wars. C'est étonnant de voir combien la version 2003 est parvenue à dépoussierer celle de 1978 pour hisser la franchise vers ce qu'il se fait de mieux aujourd'hui en matière de SF télévisée. Les multiples intrigues, la paranoïa, la manière spécifique de filmer l'espace, le casting, les musiques, tout ça, c'est très maîtrisé. En plus, pour les anciens fidèles qui ont suivi les premiers pas de Starbuck et Apollo, il y a de nombreux clins d'oeil et guests qui refont quelque fois surface au détour des nouveaux épisodes. Petit bémol aussi : le résumé en images furtives dès le générique d'intro de ce qui va se passer dans l'épisode > complètement nul^^

  • Choubide

    26/05/2007 à 14h15

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    Ca y est! Après avoir entendu parler de cette série maintes fois et avoir vu le téléfilm pilote sur M6, je me suis décidée à la regarder.

    Une très très bonne série. De la SF intelligente. Sous couvert d'une société imaginaire, que de thèmes abordés qui font référence à notre société contemporaine! Une série intelligente, très bien écrite, très bien réalisée, très bien jouée. Et qui n'en oublie pas d'être divertissante.
    AU hasard des thèmes abordés : la religion et sa place dans la société, la guerre et ses conséquences : résistance/terrorisme, restriction des libertés et remise en cause des valeurs démocratiques, collaboration, trahison, justice, paix nationnale, résponsabilité politique, responsabilité scientifique...

    Une vraiment bonne série

  • kenji

    09/06/2007 à 19h30

    Répondre

    Cette série il faut la voir absolument, c'est juste culte, la 1ere saison est très sympa mais représente une longue intro à l'univers de la série mais alors à partir de la saison 2, ca devient incroyablement riche, fouillé, passionant à tous les points de vue.

  • Bzhnono

    25/07/2008 à 10h10

    Répondre

    Voilà, après avoir vu les 4 saisons (je devrais dire 3 et demi, la 4ème
    saison ne comporte que 10 épisodes pour cause de grève des scénaristes) je
    pense que Battlestar Galactica est la meilleure série SF jamais crée (je range
    X Files dans le fantastique) et sûrement l'une des meilleures séries de ces 10
    dernières années.


     


    D'abord rebuté à l'idée de voir une série SF (jusque là je n'étais pas fan
    au cinéma et je détestais ça à la TV, qu'est-ce que j'ai pu vomir sur Star Trek...)
    je m'y suis mis après toutes les critiques dithyrambique que j'ai pu lire.


    La première saison m'a séduit. Sans être exceptionnelle la saison pose, en 1
    pilote de 2h40 et 13 épisodes d'une quarantaine de minutes, toutes les bases
    d'une histoire mélangeant allègrement SF, mysticisme, rationalité et politique.


    Oui, si ce n'est pas très évident dans la première saison qui, en fait, pose
    les jalons, BSG est une série presque plus politique que SF. Cette série
    aborde, surtout dans les saisons 2 et 3, divers thèmes très actuels
    (corruption, conquête du pouvoir, peine de mort, avortement, racisme, fanatisme
    religieux, résistance, collaboration avec l'ennemi, etc.). Ces deux saisons,
    qui sont les meilleures, sont d'une rare puissance et très  intenses car non
    contente de traiter des thèmes compliqués et difficile elles ont également des
    intrigues à suivre (n'oublions pas que les derniers humains restant cherchent
    toujours la Terre et doivent suivre des indices tout en combattant les cylons
    et démasquer les traitres potentiels ou cylons infiltrés).


    Bref 2 saisons (2 et3) cohérentes, pleines de suspense et comportant des
    réflexions profondes auxquelles les séries TV ne nous avaient pourtant que trop
    peu souvent habitués.


     


    La saison 4, tout en gardant quelques réflexions politiques et actuels se
    tournent parfois vers des thèmes philosophique voire métaphysique en se
    demandant quelles sont les différences entre humains et cylons, qu'est-ce qui
    définit l'humanité d'une personne et , finalement, les cylons ne seraient-ils
    pas humains ?


    Bref la saison 4 (pour l'instant puisqu'il reste une dizaine d'épisode à
    venir), censé être la dernière, traite des thèmes compliqués sans pour partir
    dans des discours abscons ou incompréhensibles. De plus l'intrigue avance plus
    rapidement et le dénouement se fait de plus en plus proche.


     


    BSG a, en à peine 4 saisons, marqué les esprits et l'histoire des séries TV
    par son intelligence, ses thèmes abordés et son refus de céder à la facilité
    d'un discours incomplet et/ou moralisateur. N'étant pas du tout fan de SF à la
    TV (avant BSG) je serai bien incapable de dire si ce TV show a révolutionné la
    SF télévisuelle ou pas.


    D'ailleurs si des fans de SF veulent bien en dire un peu plus... 

  • Anonyme

    26/09/2008 à 01h38

    Répondre

    le postulat metaphysique de bsg est plutot une remise en question du delire consumeriste de l'humanité: arrétez de consommer...avant d'etre consumés par vos produits de consommation...

  • Wax

    26/09/2008 à 11h51

    Répondre

    Autant il y a beaucoup de choses dans BSG, j'ai du mal a y voir une critique de la société de consommation ce qui, soit dit en passant, n'a rien à voir avec la métaphysique.


    Pourrais-tu préciser ton point de vue, je suis assez curieux?

  • Anonyme

    28/09/2008 à 05h15

    Répondre

    Je propose qu'on se fasse une nuit galactica au grand rex a paris lors du festival "jules vernes aventures"apres tout il est bon de rappeler que galactica 78 a débuté sa carrière au cinéma Et oui! les petits! sur grand ecrand en son dolby sensurround...

  • Anonyme

    28/09/2008 à 05h41

    Répondre

    Reponse à Wax : tu n'a pas prété attention au discour du commandant Adama : mauvais élève va!


    bon je vais t'aider un peu: "parcequ'un jour quelqun a voulu un ordinateur plus rapide pour son petit confort personnel..."


    on connait la suite... 


    Dans le meme propos 2001 de kubrick, IA de Spielberg, Terminator de Cameron, vous voulez consommer toujours plus d'ordinateurs, d'electronique plus de réseaux avec votre pouvoir d'achat ? vous êtes en train d'alimenter un monstre industriel qui est en train de bouffer les ressources de la planète et qui au final vas tous Nous bouffer...


     

  • Wax

    28/09/2008 à 10h08

    Répondre

    C'est vachement tiré par les cheveux ce que tu dis. En l'occurence c'est plus la course à la technologie qui est mise en cause. Je n'y vois qu'un rapport très lointain au consumérisme. En plus ca n'est pas vraiment le propos dans Battlestar Galactica. Au contraire c'est désamorcé d'entrée par les scénaristes en expliquant que le Galactica est construit avec une technologie volontairement vétuste pour éviter d'être vulnérables aux Cylons.


    J'imagine que cela peut prêter à débat... mais de là à voir une critique de la société de consommation partout... C'est justement la force de cette série d'avoir un discours nettement moins consensuel et convenu.

  • Anonyme

    24/11/2008 à 16h23

    Répondre

    Pffff....


    Ils ne nous avaient pas habitués à réfléchir les ricains. Alors forcément, au début, ça surprend.


    Les points forts de cette série pour moi :

    [list=1]
    [*]une série qui sait où elle va : il a toujours été question de faire 4 saisons, pas plus, pas moins.
    [/*:m][*]la ligne directrice est toujours conservée, il n'y a pratiquement pas de digression
    [/*:m][*]la complexité du scénario qui amène le téléspectateur là ou il veut : la réfléxion. La série aborde différents problème sans y apporter nécessairement de solution (religion, politique, libre arbitre...)
    [/*:m][*]certains personnages sont vraiment très travaillés, Baltar en premier lieu, et les différentes versions de Cylon (n°6 par exemple) apportent beaucoup de matière.
    [/*:m][*]les effets spéciaux servent le film[/*:m][/list]

    Petits bémols :

    [list=1]
    [*]certains personnages ont vraiment le don de m'énerver au plus haut point : Starbuck mériterait de se prendre des trempes de temps en temps et Appollo "mâchoires carrés" est beaucoup trop lisse et se la pète un peu trop.
    [/*:m][*]certains décors sentent bon le papier mâché et le polystirène. Ambiance kitchouille à regretter de temps à autre.[/*:m][/list]

    Sinon, la série mérite VRAIMENT d'être regardé par tout fans de SF qui se respecte

  • Wax

    24/11/2008 à 19h48

    Répondre

    Ils ne nous avaient pas habitués à réfléchir les ricains. Alors forcément, au début, ça surprend.



    Ca c'est moyen comme remarque, surtout que ça fait bien longtemps qu'en matière de séries TV les ricains proposent des trucs nettement plus intéressants et intelligents que (au pif...) les frenchies.

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