4/10

24 - Saison 4

24 avait réussi à renouveler le genre de la série d'action de par son suspense et ses rebondissements continus, rendant ainsi le téléspectateur complètement accro et contraint de suivre l'épisode suivant. La formidable machine commençait déjà à se gripper lors de la troisième saison qui était davantage comique qu'angoissante, bien qu'elle soit toujours un formidable divertissement. La quatrième saison annonce sa fin ou au moins la fin de son intérêt. Sans scénario 24 est une série comme les autres, si ce n'est pire.

"Toujours plus loin, toujours plus fort", telle pourrait être la devise de la série. Mais après l'attentat sur le futur président, la bombe nucléaire et le virus mortel, cela pose problème. Comment faire encore plus que ce qui a déjà été fait ? Les scénaristes ont pourtant une réponse toute trouvée : on mélange tout à l'intérieur d'une même saison. Alors je préfère ne pas m'étendre sur tout ce qui s'y passe puisque même une mère n'y retrouverait pas ses petits (une avec de la mémoire et le sens maternel).

Pour résumer simplement c'est du gros n'importe quoi. On passe d'un problème à un autre en un rien de temps et c'est incohérent au possible. Ceux qui le pensaient déjà pour les précédentes saisons ne vont pas en croire leurs yeux tellement cela atteint des proportions démesurées. Dès lors, impossible de s'intéresser à l'histoire qui démarrait pourtant de façon intéressante.

Et cela ne vaut que pour le scénario général. Je n'ai pas parlé de toutes les petites incohérences de temps ou de lieu. C'est bien simple, cela n'a quasiment jamais été pris en compte dans cette saison. Plus le temps passe et plus les temps de déplacement deviennent réduits si ce n'est totalement faux. Ainsi des agents mettent 25 minutes d'un lieu à un autre alors que d'autres mettent deux minutes pour le même trajet. En fait, on a l'impression que toute l'action se déroule sur le parking de la cellule anti-terroriste ou au maximum à 500 mètres à la ronde. C'est d'autant plus idiot que l'histoire se déroule à Los Angeles. Je préfère ne pas m'étendre sur l'organisation terroriste, quand il n'y en a plus il y en a encore. Vous saviez que l'Amérique en pullulait ?

Les personnages ne relèvent pas le reste, mis à part Jack et les anciens. On ne voit même pas Kim et je ne pensais jamais le dire, elle manque à la série. Cela prouve bien le niveau général de la saison. Il faut aussi croire qu'ils se sont tous entraînés aux journées de 24 heures puisque personne ne ressent de fatigue et ne se rend compte du temps qui passe. De vrais surhommes, surtout les pauvres agents techniques qui doivent faire tout le travail avec des patrons incompétents.

Les trois premières saisons de 24 étaient géniales, la quatrième est pitoyable. On y retrouve tout ce qu'il ne fallait pas. Le n'importe quoi du scénario et des actions ne peut que désintéresser et il est même dur d'en rire. La série m'a vraiment déçu et il va falloir retrouver une certaine cohérence pour la prochaine saison. Ils ont déjà perdu pas mal de fans avec celle-là.

Partager cet article

A propos de l'auteur

5 commentaires

  • JC

    14/06/2005 à 22h01

    Répondre

    Dure cette critique, dure...mais justifiée. C'est vrai cette saison de [i]24 c'est du grand n'importe quoi avec un grand N majuscule, voire toutes les lettres en capitale.
    Alors, oui, c'est incohérent (comme toutes les saisons de la série), ça part dans tous les sens, les rebondissements n'ont pour fonction que de faire tressaillir avant l'appartion du "tic tic tic tic" de fin, mais c'est quand même drôlement jouissif. A un point qui me fait me demander si les scénaristes de 24 n'écrivent pas avant tout pour faire plaisir aux habitués (histoires centrées sur les perso et leur vie privée, réapparition en guest de perso censés avoir disparu) et à eux-même plutôt qu'au téléspectateur "rigoriste". Fan de la première heure, mon coeur a plus battu la chamade et l'émotion m'a davantage submergée autour des histoires d'amour de 2 héros qu'à propos de(s) menace(s) de ce Jour 4.

    Donc 24 cette saison mérite un bon 3,5 sur 10 si on la considère comme une série policière, c'est un fait. Cependant dans un délire d'hédonisme extatique et second degré elle vaut 10 car elle réunit à la fois le soap qui brise les barrière de l'interculturel (une amérasienne et un latino ) et surtout cette saison 4 se révèle un très bon placebo de Friends comparé à Joey.

    24[/i] day 4 : la meilleure sitcom de la saison 2004/2005.

    Pour être sérieux n'empêche l'idée de fin, même très mal mise en scène peut provoquer un 5° jour intéressant...Du moins au début.
    En revanche, le gros mauvais point est la caricature du méchant terroriste, très manichéenne (contrairement au day 2 et 3) et marquée géographiquement... Dommage pour la qualité et la complexité du message dans une série si exposée qui avaient jusque là, disons-le, des couilles, la chaîne de Rupert Murdoch (FOX) a quant à elle trouvée son compte avec une audience plus qu'honorable. C'est triste.

    Ma note la plus objective : 5

  • Anonyme

    20/06/2007 à 13h19

    Répondre

    cette saison je la trouve enrichissante malgré quelque détails mal ou pas bien calculés.tout ce concentre sur jack pawer

  • kou4k

    20/06/2007 à 17h44

    Répondre

    Un pote à austin bauer...

  • Kei

    20/06/2007 à 20h32

    Répondre

    Un pote DE austin bauer.

  • kou4k

    20/06/2007 à 21h46

    Répondre

    Oui, mais avec la prononciation orale "poTE DE", ca accroche la langue, alors que "poTE A", ca glisse mieux, quoi...


     


    Pis d'abord c'est austin powers


    ^-^

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Krinein Médias, ou comment parler des séries TV, qu'elles soient américaines, françaises ou d'ailleurs, avec une certaine intelligence (rien que ça). Mais la critique touche aussi les émissions de la télévision, les magazines, la radio...

Rubriques